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A propos d'Obligement
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David Brunet
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Test de Turrican 3
(Article écrit par Michel Houng et extrait de Génération 4 - octobre 1993)
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Cela faisait déjà quelques mois qu'on n'entendait plus parler des programmeurs allemands de Factor 5.
Pas étonnant, ils nous concoctaient en cachette le troisième volet d'un des meilleurs jeux de tir/action sur Amiga.
Vous ne les connaissez peut-être pas mais les programmeurs de Factor 5 sont loin d'être des novices
en matière de jeux vidéo. C'est à eux que l'on doit Katakis,
R-Type Amiga et bien sûr la série des
Turrican sur micro-ordinateurs et consoles.
Le retour du cyborg surpuissant va en réjouir plus d'un. Alors fous des manettes et à la gâchette
facile, préparez-vous ! La bataille que vous allez devoir livrer ne va pas être de tout repos.
Vous croyiez en avoir terminé avec Eon et sa horde répugnante, point que nenni ! Après des années de
tranquillité et de paix, les forces du mal se sont de nouveau rassemblées. Des milliers de peuples
sont de nouveau réduits en esclavage. Les cris de douleur et de désespoir traversent une fois de
plus l'espace intersidéral. Pour se débarrasser des malheurs de l'univers, il n'existe qu'un seul moyen :
répondre à la violence par la violence. Pour ce faire, on rappelle à la rescousse l'USS Freedom Forces
dirigé par Bren McGuire, héros interplanétaire. Les résultats ne se font pas attendre. Quand on a
les meilleurs éléments et une volonté d'acier, rien n'est impossible. Les hordes sont repoussées et
se réfugient dans leur vaisseau mère. Bren McGuire et toute son équipe décide alors de porter le
coup fatal et d'éliminer une bonne fois pour toutes ces empêcheurs de tourner en rond.
Dès le chargement du jeu, les possesseurs des précédentes versions de Turrican ne seront pas trop
dépaysés. Vous dirigez toujours Bren McGuire, avec son éternelle armure dernier cri, à travers
le vaisseau alien composé de quinze grands niveaux. Quelques niveaux sont assez petits et sont présents
pour l'action à plein tube, alors que certains autres niveaux sont labyrinthiques et immenses. Les découvrir
entièrement prendra beaucoup de temps surtout qu'il y a toute une ribambelle de passages secrets, et des
bien cachés en plus. Les décors de chacun d'entre eux sont
variés et vous plongent dans un univers digne d'Alien avec des parois sales, dégoulinantes, sombres.
Bref, rien à voir avec la propreté immaculée de nombreux vaisseaux de science-fiction comme dans
le feuilleton "V".
Comme prévu, dès les premières secondes, le combat s'engage. Certains ennemis des précédents volets
répondent présents à l'appel et, de nouveau, font leur apparition. Or retrouve toujours autant de
robots et autres cyborgs. Les tourelles sont éparpillées un peu partout dans les niveaux. Les
obstacles sont aussi nombreux que les voitures sur les routes des vacances. Entre les plates-formes,
les gouffres, les salles secrètes, les jets de flamme et autres sols qui se dérobent, il vous faudra
une lucidité de tous les instants pour ne pas vous faire trucider.
Bien entendu, l'armement de départ, que je trouve très léger pour contrer les hordes de monstres,
pourra être incrémenté en collectant des bonus se situant dans des containers. Quel plaisir de
massacrer ces "méchants" grâce à des lasers, des plasmas, des missiles à tête chercheuse ou encore
de bénéficier de boucliers bien pratiques dans certaines zones. A noter que ces armes ont subi quelques modifications
d'ordre esthétique qui les rendent plus agréables à l'oeil.
Par rapport à Turrican 1 et 2, cet épisode possède des tableaux plus originaux comme des niveaux sous-marins
(dans un vaisseau, quelle idée tout de même). De plus, les concepteurs de l'armure ont intégré un
nouvel accessoire qui va se révéler plus qu'utile : un grappin hydraulique. Cette possibilité de
se balancer permet ainsi à notre héros d'atteindre des plates-formes autrement inaccessibles.
Alors, la réalisation ? Comment est-elle ? Ben, super. Les graphismes nous baignent dans une ambiance
bien glauque. Ils sont très colorés, fins et détaillés. Seul reproche, les décors de fond sont
généralement vides ou presque. Les animations et autres défilements
sont irréprochables. Les sprites bougent vite et bien et les défilements sont impressionnants de fluidité.
Les programmeurs se sont même permis des zooms et des rotations.
Le contexte sonore est encore une fois signé Chris Hüelsbeck et est de nouveau de toute beauté. Les
thèmes très synthétiques sont facilement mémorisables et c'est bien là l'essentiel. Les bruitages n'ont
pas trop changé par rapport aux deux épisodes précédents. De nouvelles voix numérisées sont apparues.
Il parait qu'il aurait utilisé le Dolby Surround mais je trouve personnellement que l'effet n'est
pas saisissant.
La jouabillé est exemplaire. On progresse assez vite. Les divers niveaux de difficulté permettent de
bien avoir le héros en main avant de véritablement entrer dans la bagarre. A ce sujet, les niveaux
"facile" et "normal" ne vous permettent pas de dépasser le monde 2. Ce n'est qu'en mode "difficile"
que vous pourrez découvrir les tableaux suivants.
Par contre, l'utilisation du grappin est une autre paire de manches. Pour lancer le grappin,
il faut rester appuyé au moins une seconde sur le bouton de tir pour se mettre en position. Ensuite, avec
le bras tendu, vous choisissez la direction de votre tir. Premier problème, il n'y a pas de viseur et
la direction du bras tendu ne correspond pas tout à fait à celle du grappin. Deuxième problème, comment
lâcher ledit grappin ? Il faut appuyer de nouveau sur le bouton de tir jusqu'à ce que le grappin
clignote. Une fois fait, vous pouvez appuyer sur le haut de la croix directionnelle. C'est tout un cinéma
et c'est infect à effectuer. Après beaucoup de pratique et d'effort, on arrive tout de même à apprivoiser
la manipulation et à jouer correctement.
L'avis de Michel
Super ! Je m'étais éclaté comme jamais arec les deux précédents volets et la sortie de ce nouvel
épisode m'a comblé. J'y ai passé de très bons (et longs) moments à découvrir petit à petit
ce que le vaisseau mère cachait de monstres, pièges et chefs. La présence du grappin ajoute un
peu de piment au jeu et il ne faut plus foncer bêtement dans le tas. La lucidité est importante
et primordiale. Tous ceux qui aiment les jeux d'action/tir se doivent de posséder Turrican 3.
Pour les autres, c'est un très bon programme pour débuter dans ce domaine. De toute façon,
vous laisserez probablement ressortir votre nature primitive. A l'abordage !
Nom : Turrican 3.
Développeurs : Factor 5.
Éditeur : Rainbow Arts.
Genre : jeu d'action.
Date : 1993.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, 512 ko de mémoire.
Licence : commercial.
NOTE : 8,5/10.
- Nombreux ennemis, pièges et obstacles.
- Le grappin est bien utile.
- Animations et défilements irréprochables.
- Musiques de toute beauté.
- Zooms, rotations, effets Dolby Surround.
Les points faibles :
- Certains niveaux sont tout petits.
- L'utilisation du grappin demande de la maîtrise.
- Peu de nouveautés dans le concept.
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