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Après une courte journée passée à Manchester chez D.I.D pour Inferno sur CD-ROM PC, TFX Amiga AGA et un projet de simulation d'hélicoptère top secret. Nous avons poursuivi notre périple britannique chez Ocean, les yeux encore humides de l'émotion suscitée par Inferno. Ensuite, il a fallu menacer l'attaché de presse d'Ocean de lui faire boire de force un verre d'eau pour le faire craquer. Il nous a alors dévoilé leurs futurs produits Amiga, leurs développements CD-ROM PC et PSX Sony sur Silicon Graphics, ainsi que leur prochain gros titre : Iron Angel. Inferno (CD-ROM PC) Manchester... Tout juste le temps de jeter un oeil distrait aux magazines anglais du kiosque le plus proche du point de rendez-vous... L'attaché de presse d'Ocean se signale à notre attention par son énorme sac publicitaire, visiblement porté avec une certaine réticence. Après de longues minutes à tenter d'obtenir quelques informations, même succinctes, sur les futures productions de l'éditeur, nous atteignons enfin les locaux de D.I.D. "Ils vous diront tout", nous susurre-t-on... Quelques marches encore et enfin nous débarquons avec un sourire jusqu'aux oreilles dans le lieu abritant Inferno. Ce jeu est déjà plus qu'un simple nom pour les fidèles lecteurs qui, égarés dans les innombrables préversions dans Génération 4, sont tombés, l'oeil attiré par les photos d'écran, sur celles d'Inferno. Ils ont alors appris que le nouveau produit de D.I.D, allait prendre le meilleur d'Epic et de TFX pour offrir aux possesseurs d'un CD-ROM PC, le simulateur spatial ultime de l'apocalypse de la mort... ![]() Inferno Ce simple mot, je suis persuadé que vous serez pas mal à avoir tiqué. Encore un produit censé être le meilleur du genre, et qui sera totalement dépassé deux mois plus tard, étranglé par la concurrence... Inferno possède une qualité qui ne sera malheureusement plus à l'ordre du jour dans les prochains gros titres intersidéraux Il tourne correctement sur un PC 386 ! L'une des lignes directrices de la production de D.I.D a toujours été de privilégier la vitesse (et par conséquent la jouabilité) sur la complexité graphique. Sur ce point, les penseurs de D.I.D n'ont pas changé d'orientation. Ceci explique qu'Infemo soit encore en 3D non texturée (à part les astéroïdes, les soldats et quelques autres éléments). Même les scènes intermédiaires ont été conçues avec une certaine sobriété pour ne pas contraster avec le jeu et ainsi briser l'unité prônée. Moins de poudre aux yeux et une plus grande honnêteté vis-à-vis du joueur. Après avoir été reçu dans le bureau de Shaun Hollywood (scénariste, concepteur, etc. En fait le cerveau d'Inferno) nous avons enfin pu voir la version quasi-finale (il manquait simplement l'option de contrôle à la manette) du jeu tant attendu. Une petite mise en condition s'impose. Ce mois-ci, j'ai eu le privilège de voir tourner des jeux tels qu'Under A Killing Moon, LBA, puis Inferno. Il ne fait désormais aucun doute que l'achat d'un lecteur CD-ROM soit à présent bien plus qu'un bon investissement ! Un système solaire indu sur mon CD Inferno n'est pas vraiment un huis clos. Sept planètes, trois lunes et un champ d'astéroïdes (pour vous tout seul) avec pas moins de 700 missions pour lier le tout... La durée de vie ? Il a fallu deux semaines aux plus courageux pour finir le jeu en une cinquantaine de missions. Trois modes de jeu vous sont proposés : Arcade, Evolutionnary et Directory cut, chacun vous octroyant un degré de liberté plus ou moins important. Inferno a aussi été conçu dans une optique évolutive. Le joueur est maître de son destin. A lui de prendre les bonnes décisions qui influeront sur le cours des événements et orienteront le scénario. Une BD indissociable du jeu Le scénario a d'ailleurs fait l'objet d'un soin tout particulier. Comme Gabriel Knight, le nouveau produit de D.I.D ne doit pas être entamé sans avoir auparavant lu la BD fournie avec le jeu. Celle-ci est, en effet, un élément essentiel à la compréhension du scénario et apporte des données nécessaires pour éclaircir certaines caractéristiques du personnage joué. Dans la veine des meilleurs Comics anglais, et pour cause, elle est l'oeuvre d'un des plus grands artistes du genre : Sean Phillips. Auteur de nombreux albums (2000 AD) ayant pour héros Judge Dread. La BD débute après une attaque par les Rexxon d'un vaisseau civil. Ces derniers comptent attirer le champion humain (vous), figure charismatique et inspiration de la résistance terrestre. Très vite, leur plan se réalise et vous arrivez sur le vaisseau en question. Votre détecteur indique de faibles signes de vie. Des survivants ou... Je n'en dis pas plus, sachez simplement que la BD contient l'explication des difficultés du héros à retrouver sa forme humaine après s'être téléporté. D.I.D a fait en sorte que l'esthétique soit aussi unique qu'uni BD, emballage et jeu sont donc dans le même ton. Sachez aussi que lors de la sortie du produit, une édition spéciale (et limitée) sera vendu avec un emballage sous forme de container métallique. ![]() ![]() Après quelques manipulations pour choisir le mode de jeu, et quelques minutes pour admirer l'introduction, on prend enfin son pied aux commandes du vaisseau. Au premier contact, on pense à Epic (logique), puis à Tie Fighter, avant de se rendre compte que le jeu est d'une part cent fois plus beau, et d'autre part aussi mille fois plus varié. Avec Inferno, on a enfin la possibilité d'aller au coeur des choses et plus particulièrement des vaisseaux nécessitant une petite intervention chirurgicale. Certains appareils ennemis ne peuvent, en effet, être détruits de l'extérieur. Il faut alors privilégier une approche originale et inédite pénétrer d'énormes structures ennemies afin de les détruire de l'intérieur en réduisant à l'état de composants épars l'ordinateur central et ainsi déclencher le programme d'autodestruction. Vous disposez d'un temps limité pour quitter le vaisseau et vous éloigner suffisamment pour ne pas risquer d'être touché par l'explosion. Ces phases à l'intérieur des vaisseaux m'ont fait penser au vieil Interphase sur Atari ST, en plus orienté action bien sûr. Vous devez foncer à travers les artères du vaisseau, traverser d'immenses salles, détruire des robots, des chars, des chasseurs et des soldats. Plus vous vous rapprochez, plus ils sont détaillés. Réellement impressionnant ! Excursions planétaires Inferno propose aussi de visiter quelques planètes. Vous pénétrez alors leur atmosphère (à cette occasion, votre vaisseau se transforme) pour vous rapprocher des structures et bien entendu pénétrer dans certains bâtiments. Les ombres au sol des appareils volants sont gérées, les tirs ratés laissent des cratères sur le sol et font naître des jets d'eau hyper-réalistes à la surface des mares toxiques. Tout s'assombri si vous passez du côté non éclairé de la planète, les conditions atmosphériques semblent aussi bien gérées : le ciel est transpercé d'éclair... L'une des caractéristiques d'Inferno consiste en l'action rapide et concentrée. À vous couper le souffle. De plus, les réactions du vaisseau, très sensibles, demandent un peu d'entraînement. Les concepteurs de chez D.I.D nous ont donc concocté une interface et un système de jeu alliant puissance et simplicité. Les vues sont nombreuses, l'une des plus pratiques étant la virtuelle, qui permet, comme dans Strike Commander ou Starlord, de tirer sur un ennemi en tournant à l'intérieur de la cabine de pilotage texturée. L'ordinateur de bord vous donne une confirmation visuelle de chaque objectif en zoomant sur un plan jusqu'à présenter le vaisseau en 3D, le bâtiment ou l'objet recherché. Le jeu étant non linéaire, vous n'êtes pas non plus obligé de terminer chaque mission, ce qui ajoute à la jouabilité et l'équilibre du jeu. "Alien Sex Fiend" Les bruitages sont nombreux et de qualité. Tous les dialogues sont sonores et les voix numérisées seront traduites en français. Les formidables musiques du jeu sont pour beaucoup dans l'ambiance. Plus de 45 minutes originales du célèbre groupe de rock "gothique" Alien Sex Fiend. La collaboration d'un artiste dessinateur, d'un groupe de rock reconnu et en tout de près de 70 personnes fait d'Inferno un événement majeur dans la production 1994 du jeu vidéo. Verdict le mois prochain ! Casque virtuel Le casque virtuel VFX1 de Forte fonctionne avec Inferno. Et tous les veinards ayant pu l'essayer en sont sortis abasourdis. Personnellement, je n'ai pas eu la chance de l'essayer, mais certains ont été plus impressionnés par Inferno que par Magic Carpet, l'effet 360° du casque étant davantage finalisé sur le jeu de D.I.D. TFX (Amiga AGA) Ke second produit de D.I.D à nous avoir été présenté en long, en large et en travers, fut TFX sur Amiga 1200. Les bonnes simulations étant rares sur cette machine. J'en connais beaucoup qui vont se réjouir en apprenant que la conversion est particulièrement réussie. Charlie Wallace est le jeune programmeur qui s'occupe depuis six mois de cette tâche fastidieuse, tout en se réservant quelques pauses sur TFX 2 sur PC. Jeune mais déjà expérimenté, pour avoir participé à la programmation d'un jeu comme RoboCop 3, toujours chez D.I.D et sur Amiga. A lui seul, il est l'auteur de 80% du travail et espère avoir terminé pour novembre 1994. ![]() TFX Les options pour ajuster le jeu à la vitesse de votre machine sont innombrables. Vous avez la possibilité de réduire le nombre de couleurs de l'horizon, de supprimer l'ombrage Gourraud (très réussi) et puis... ça y est, j'ai un trou ! Enfin bon. Tout un tas d'options vachement pratiques. Mais même sur un A1200, le jeu tourne correctement en mode "high detail". Bien entendu, l'environnement graphique est plus simple et le jeu moins rapide que sur PC, cependant, il reste toujours aussi impressionnant avec ses vols par temps nuageux, la cabine de pilotage virtuelle, etc. TFX pourrait aussi sortir sur CD32 mais rien n'est moins sûr. Quand a TFX 2, son développement se fait dans le plus grand secret. Nous avons simplement appris que D.I.D le développait aussi sur Play Station, mais pas sur 3DO ou Jaguar (jusqu'à preuve du contraire). Jungle Strike (Amiga OCS et AGA) Dans une petite pièce sombre des locaux d'Ocean, quatre personnes sont enfermées avec des stations Silicon Graphics pour travailler sur les prochains développements de l'éditeur. Dans les autres, plus éclairées et moins tenues au secret, Ocean développe à la chaîne sur console et... Amiga. Une petite revue des troupes s'impose. ![]() Jungle Strike Shaq Fu (Amiga AGA, CD32) Delphine Software essaye de détrôner Street Fighter 2 dans le coeur des consoleux. S'ils risquent d'avoir beaucoup de mal pour y parvenir sur SNES (j'entends d'ici les rires des testeurs de nos confrères de Banzaï) et un peu moins sur Mega Drive, sur Amiga ça ne devrait pas poser trop de problèmes (sans vouloir dénigrer US Gold, hem...). Delphine Software oblige (Flashback), les animations sont superbes (rotoscope) et les coups spéciaux franchement originaux, comme la prêtresse vaudoue qui vous poignarde de loin avec sa poupée, vous lance un faucon, ou se transforme en loup. Les huit personnages sont aussi originaux : momie, monstre griffu, nain, etc, et surtout Shaquille O'Neal, le célèbre basketteur d'Orlando de la NBA considéré comme le successeur de Michael Jordan. Mais que fait Shak au milieu de ces étranges individus ? Réponse : il a été emporté dans un monde parallèle lors d'un voyage au Japon. Les sprites sont un peu petits mais l'animation et le nombre de détails graphiques compensent cette petitesse. Sur SNES, le principal défaut est le manque de maniabilité, pour obtenir certains coups spéciaux, il faut être soit un virtuose de la manette (et encore), soit le petit frère de Gontran (et encore). Prions pour que la version Amiga conserve la même qualité graphique, ce qui ne devrait pas être trop difficile, et surtout corrige ce défaut de maniabilité. Le jeu est prévu pour décembre 1994 sur Amiga et CD32. Mighty Max (Amiga) Meilleur produit Amiga de ce dossier avec TFX, ce jeu de plates-formes est censé devenir l'un des gros titres de l'année 1994 sur A1200. Premier constat : les graphismes sont superbes et variés avec cinq mondes à conquérir comprenant jungles, mondes sous-marins ou encore stations spatiales. Vous avez aussi la possibilité de jouer à deux simultanément en choisissant parmi trois personnages. Le but est de nuire à Skullmaster en lui volant les pièces détachées (près de 400) de son arme anti-monde dissimulées dans 25 niveaux très bien gardés. Mighty Max risque aussi de mettre à contribution vos neurones en vous confrontant à d'innombrables casse-têtes. Un concurrent pour Putty Squad ? ![]() Mighy Max Encore une tentative pour surplenter l'indétrônable Speedball 2 de la confrérie Bitmap, tout en piochant quelques idées dans Brutal Sports Series: Football. Aucun des ingrédients du genre n'a été oublié : grand nombre d'équipes (23), d'armes (six, des bâtons de dynamite à la hache), pièges (trappes, mines...), rediffusions, bastons, jeux à deux... Les graphismes ne semblent pas exceptionnels mais attendons de le voir bouger pour porter un début de jugement (sur les photos, c'est quand même pas terrible). Une nouvelle fois, le massacre aura pour cadre un terrain de hockey. Mais malgré des ennemis plus variés (mutants, aliens, trolls...), Mutant League Hockey va souffrir de la concurrence du pourtant vieux Speedball. PGA European Tour (Amiga) Les deux meilleurs titres actuels, en termes de jeu de golf sur Amiga, sont pour moi MicroProse Golf et Jack Nicklaus Golf. Ocean va tenter une percée avec l'adaptation de PGA European Tour et compte y parvenir en proposant cinq terrains parmi les plus prestigieux d'Europe (Wentworth en Angleterre, le Valderrama en Espagne, le Club national de Golf de Paris), ainsi que moulte options comme un mode tournoi éliminatoire à huit joueurs, des compétitions de un à quatre en mort subite, etc. Le jeu gère aussi les conditions climatiques qui influent sur la balle en l'air et au sol. On en saura plus sur les graphismes et les bruitages censés être plus réalistes la réalité (c'est comme pour la lessive) d'ici quelques semaines. Sortie prévue en octobre 1994. Iron Angel (CD-ROM PC) Prévu sur CD-ROM PC, ce simulateur semble annoncer l'aube d'une nouvelle ère de simulateurs de vol. Le scénario vous situe à une époque où les armées traditionnelles n'existent plus, seules quatre corporations aux pouvoirs immenses se font la guerre et continuent à faire peser sur la Terre une menace nucléaire. Vous faites partie d'une organisation parallèle aux ambitions humanitaires. Petite par sa taille mais riche en technologie et en éléments motivés. Vous êtes l'un de leurs pilotes d'élite et vous voyez confier un HAF (High Altitude Fighter). Le texturage 3D est d'une qualité exceptionnelle avec des textures réalistes, des décors nombreux et des structures aussi détaillées qu'un menu thaïlandais. Chaque objet est composé de différentes parties. Ainsi, on peut détruire la tourelle d'un char sans que cela ne l'empêche de bouger. Chaque pilote ennemi possède son style propre et réagit en fonction de ses capacités individuelles de façon réfléchie. Le scénario est totalement non linéaire avec des missions plus flexibles qu'un élastique avec un type accroché au bout. Malheureusement, l'animation n'a pas encore été optimisée et il faudra attendre encore quelque temps avant de juger de sa qualité. C'est le prochain produit phare d'Ocean après Inferno. Les compilations océanes Hit Squad est l'une des figures du marché du budget sur micro-ordinateurs et s'apprête à lancer pour Ocean une nouvelle gamme de produits sur CD-ROM ayant pour nom : Twin Calibre.
Nous avons pu voir des ébauches et des animations des développements futurs d'Ocean sur CD-ROM PC et PSX de Sony. Par contre, même à genoux en pleurant toutes les larmes de crocodiles que nous pouvions, pas moyen d'obtenir la moindre photo d'écran. Nous avons vu tout de même pu voir deux projets. Le premier a pour titre provisoire "Pear People", une simulation de courses de chevaux complétement allumée. Le style graphique est résolument de type dessin animé japonais débridé, avec des chevaux au sourire éclatant surmontés d'une sorte de concombre fou. Entièrement en 3D et bourré de scènes cinématiques à tomber par terre, le jeu m'a rappelé Wacky Races (les fous du volant) sur 3DO pour son côté cartoon en images de synthèse et les pièges tendus aux concurrents. Sauf que cette fois-ci, c'est vous qui les déclenchez ! L'un des pièges consiste, en pleine course, à utiliser une télécommande pour ouvrir le box d'une jument et ainsi hypnotiser le cheval concurrent nous précédant. Les animations sont tout simplement incroyables et leurs auteurs étaient visiblement fiers d'eux. Le second produit se nomme pour l'instant "Carnage" et a pour personnage principal le célèbre personnage de Comics Labo. Seules des animations et des graphismes sont pour l'instant au point. Malheureusement, le projet n'a jusque-là pas d'orientation précise. Mais nous avons pu voir des animations en images de synthèse dignes d'Imagina mettant en scène un camion énorme entre le Big Foot et le chasse-neige. Le travail sur la lumière est remarquable et l'ambiance, l'esthétique, ainsi que la mise en scène de certaines animations n'étaient pas sans rappeler Alien 3.
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