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A propos d'Obligement
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David Brunet
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Dossier : Méthodes de lecture/écriture des disquettes haute densité sur Amiga
(Article écrit par Robert Smith et extrait de YouTube - octobre 2025)
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NDLR : dans cette vidéo publiée sur YouTube, Robert Smith
propose une comparaison de deux approches différentes
pour permettre à un Amiga de lire des disquettes haute densité de 1,76 Mo, alors que sa puce contrôleur
de disquette d'origine, Paula, n'était conçue que pour la basse densité de 880 ko.
La puce Paula ne pouvait, en effet, pas décoder les intervalles de données plus courts (entre deux et quatre
microsecondes) des disquettes haute densité.
L'approche de Commodore (triche du lecteur)
Commodore, avec les modèles Amiga 3000 et 4000 ou certains lecteurs externes (comme le Chinon FZ-357A, ou un
clone modifié), a opté pour une solution "de triche" matérielle. Ces lecteurs spéciaux détectaient l'insertion d'une
disquette haute densité et réduisaient physiquement leur vitesse de rotation de moitié, passant de
300 RPM (tours/minute - vitesse standard pour les disquettes double densité) à 150 RPM.
Lecteur de disquette haute densité de Commodore
Le ralentissement à 150 RPM divisait par deux le débit des données haute densité, le ramenant au
même taux de transfert que celui d'une disquette double densité. Paula pouvait alors lire les données
sans nécessiter de mise à jour matérielle.
Principe pour la rotation à 300 et 150 RPM
Le lecteur signalait à l'Amiga le type de disquette (double densité ou haute densité) en modifiant
un signal sur la ligne "ready" du lecteur (signalé par des zéros pour la double densité et des "A"
pour la haute densité dans l'outil de test). Le temps de rotation pour une disquette double densité
était d'environ 200 millisecondes, tandis qu'il passait à environ 400 millisecondes pour une disquette
haute densité ralentie. Mais cette solution était un "bricolage" et nécessitait un lecteur spécial et
coûteux (donc rare).
La solution clone (Power Computing XL - mise en tampon mémoire électronique)
De son côté, le lecteur externe Power Computing XL utilisait un mécanisme électronique pour simuler le ralentissement
de la vitesse sans changer la rotation physique de la disquette. Ce lecteur contenait une carte de circuit
imprimé additionnelle, incluant une puce logique programmable (GAL), 256 kilobits de DRAM (soit environ 128 ko
de mémoire) servant de mémoire tampon, et un FPGA (un Field Programmable Gate Array CMOS) cadencé par un
cristal de 16 MHz.
Lecteur de disquette haute densité Power Computing XL
En lecture, la disquette continuait de tourner à 300 RPM. Les données étaient lues rapidement et
stockées en flux continu dans la DRAM, qui servait de tampon circulaire capable de contenir plus de deux
fois les données d'une seule piste. Un autre circuit lisait ensuite cette mémoire tampon et transmettait
les données à l'Amiga à la moitié de la vitesse, simulant la rotation à 150 RPM. L'impulsion de
synchronisation ("sync pulse") émise par le lecteur sur chaque rotation était utilisée pour synchroniser
le début du processus de lecture.
En écriture, le processus était inversé : l'Amiga écrivait les données lentement vers la DRAM, qui
les transmettait ensuite rapidement au lecteur pour une écriture physique sur la disquette à 300 RPM.
Le lecteur simulait également la séquence d'identification ("Drive ID sequence") et les impulsions
d'index de rotation pour que l'Amiga pense que le lecteur tourne plus lentement.
Les avantages de cette méthode, développée par Adam Hill, étaient qu'elle permettait d'utiliser un
lecteur de disquette standard de type Shugart avec seulement de légères modifications (utilisant des
résistances "zéro ohm" sur des points spécifiques pour configurer des broches), ce qui la rendait
moins coûteuse que l'approche mécanique de Commodore. De plus, le pilote logiciel incluait une fonction
de mise en cache des opérations de lecture et d'écriture, ce qui améliorait la performance générale,
même pour les disquettes standard.
Adam Hill, le créateur du matériel et du logiciel du Power Computing XL, a révélé qu'il avait d'abord
suggéré la solution à mi-vitesse à Commodore, qui l'avait refusée, avant de l'adopter quelques années
plus tard.
Conclusion
Ces deux solutions étaient des contournements créatifs pour pallier l'absence de mise à jour de la
puce Paula de l'Amiga.
Soutenez le travail de l'auteur

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