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Depuis que l'on vous parle du Digital Video, vous vous demandez certainement ce que signifient les sigles FMV et MPEG qui peuvent surgir au détour d'une page de Génération 4... Non, ce n'est pas un langage codé ! Il s'agit d'un nouveau standard mondial de gestion des images numériques. Alors, aujourd'hui on vous dit tout en long, en large et en travers. Ainsi, vous ne pourrez plus jouer les étonnés et prétendre qu'on ne vous avait pas prévenu ! La qualité de la vidéo Le jeu vidéo exige des graphismes somptueux. La qualité de ces derniers dépend de différents facteurs : la beauté du dessin, la taille de celui-ci par rapport à celle de l'écran, le nombre de couleurs, la définition de l'image et la qualité de l'animation lorsqu'on a la chance d'en avoir. Malheureusement, si on a l'un de ces facteurs, c'est assez souvent au détriment des autres... L'idéal serait bien sûr d'obtenir ces avantages en même temps. La solution passe alors par ce qu'on appelle le FMV, c'est-à-dire le Full Motion Video. Mot à mot, cela pourrait signifier "Vidéo animée plein écran". En d'autres termes, c'est une image d'une qualité comparable à celle de la télévision, avec le même mouvement et la même surface d'écran. A cela, le Teignard pourrait répondre "Y a pas de quoi en faire une pendule... Après tout, la télé fait ça depuis plusieurs dizaines d'années sans nous prendre la tête. Tu commences à nous saouler avec ton charabia. Si ça continue, je retourne lire les tests...". Après une bonne baffe au Teignard, je dirai que ce que vous voyez à la télé n'a pas grand-chose à voir avec ce que vous avez sur un ordinateur ou une console, tout du moins quant à la technique. Tous les avantages de la télé sans la télé, le son CD en prime ! Sur la télé, ce que vous voyez est amené soit par un faisceau (hertzien), soit par un magnétoscope. Dans les deux cas, ce que vous recevez vient d'un système analogique. Par contre, l'ordinateur ou la console vous propose une image numérique. En fait, il existe autant de différences entre ces deux systèmes qu'entre le disque vinyle 33 tours et le CD audio laser. Le problème qui se pose avec le numérique, c'est qu'il nécessite la lecture et la restitution d'une masse colossale de données en un temps minimum. Prenons un exemple : techniquement, une image est définie par le nombre de points qui la compose ainsi que par le nombre de couleurs qu'elle peut gérer. Le principe est le suivant : une image numérique est codée sur un certain nombre de bits, l'entité de base de communication d'une console ou d'un ordinateur. Un bit a deux valeurs : 0 ou 1. Si l'image n'a que deux couleurs (noir et blanc), chaque bit gère un point de l'image (0 pour noir ; 1 pour blanc). Si la résolution est de 280x384, c'est-à-dire si chacune des 384 lignes est composée de 280 points, cela représente donc 107 520 bits (280x384). Maintenant, si chaque point peut avoir une gamme de 16 777 216 couleurs différentes, il faut le coder en utilisant 24 bits (1 bit = 2 couleurs, 2 bits = 4 couleurs, 3 bits =8 couleurs... 24 bits = 16 777 216 couleurs). Pour la même résolution, il faut donc 280x384 pour le nombre de points, le tout multiplié par 24 bits (pour chaque point). De plus, pour qu'une animation soit fluide, il faut disposer de 24 images par seconde. Il faut donc encore multiplier par 24 pour obtenir le nombre de bits que le processeur doit gérer par seconde pour avoir une image 280x384 en 16 millions de couleurs, en 24 images/seconde. On arrive ainsi au chiffre impressionnant de 61 931 520 bits (62 Mbits) à la seconde, ou encore plus de 7,7 millions d'octets... Le standard "Digital Video" est même plus exigeant car il demande un minimum de 165 Mbits/sec de transfert pour une image et un son de qualité. Le problème qui se pose actuellement est le suivant : les lecteurs CD actuels ont des taux de transfert très inférieurs (d'environ 1,5 Mbit/sec, soit plus de 100 fois moins). La solution passe par la compression... Il suffit en effet de compresser les images, de les graver sur le laser et de les décompresser ensuite très rapidement à la lecture. La norme MPEG1 a un taux de compression phénoménal de 140 pour 1 Le standard de référence dans le domaine de la vidéo numérique se nomme MPEG1 (Motion-Picture Experts Group 1). Il se présente sous forme de cartouche ou de carte que vous branchez sur la machine pour laquelle elle est destinée. Les habitués des compacteurs sur ordinateur sont familiarisés à des compressions de l'ordre de 2 voire 3 pour 1. La norme MPEG1 atteint un taux de compression phénoménal de 140 pour 1 ! Encore faut-il que la décompression soit très rapide. Là non plus, pas de problème. En ce qui concerne la cartouche du CD-I de Philips, le processeur chargé de cette décompression est un monstre de silicium capable de digérer l'équivalent de 400 MIPS (millions d'informations par seconde). Si vous aimez les comparaisons, un 486 DX2 66 MHz autorise 55 MIPS et le Pentium atteint 112 MIPS... Du point de vue de l'utilisateur, le système possède certains avantages et inconvénients. Tout d'abord, il permet de visionner des films qui tiennent sur deux disques laser de taille audio (chaque disque contient environ 74 mn). C'est aussi un handicap : on n'est pas obligatoirement fou de joie à l'idée de changer de disque en plein milieu d'un film. Ensuite, contrairement au magnétoscope, on ne peut absolument pas enregistrer... Enfin, la vidéothèque n'est pas encore très fournie, et pour cause. Passons maintenant aux points positifs. La qualité de l'image du CD-I est bien meilleure que celle du standard VHS des magnétoscopes. L'arrêt sur image est impeccable et les recherches sont très bien gérées, avec des films découpés en séquences. De plus, les problèmes de compatibilité NTSC, PAL ou SECAM, qui existent avec les bandes magnétoscopes, n'existent pas. Si vous allez aux États-Unis, vous pouvez acheter un disque et le lire chez vous sans problème. Autre atout important du standard MPEG Digital Video, c'est que pratiquement tous les géants de l'électronique et de l'image ont décidé de l'adopter : Philips, Sony, Matsushita, JVC, Warner, Paramount et Commodore. Cette avalanche de constructeurs et surtout d'acteurs majeurs américains garantit un accroissement considérable du parc de machines soutenant le Digital Video et donc de produits disponibles. Le dernier avantage de poids, c'est le prix. On peut aujourd'hui obtenir la cartouche à des prix variant autour de 2000 FF, en fonction de la machine sur laquelle elle s'installe. Avouez que c'est très raisonnable. Rappelez-vous du prix des premiers magnétoscopes, Caméscopes, et platine cassette numérique (DCC). Avec le Digital Video, nous sortons de l'âge de pierre du graphisme vidéo Voyons maintenant les machines vidéo qui gèrent la norme Digital Video. Tout d'abord, on trouve le PC par l'intermédiaire de la carte Reel Magic. Pour l'instant, il y a peu de jeux disponibles (Dragon's Lair, Return To Zork, Lord Of The Ring... environ une dizaine de produits). Commodore vient aussi de sortir sa carte FMV pour sa console Amiga CD32 au prix de 1690 FF. Pour l'instant, il n'y a aucun jeu spécifique FMV. La console 3DO (qui pour l'instant est uniquement de Panasonic) ne devrait également pas tarder à sortir sa cartouche MPEG, probablement aux environs du mois de mars 1994 aux États-Unis. Terminons par le précurseur en la matière : Philips propose déjà une cartouche pour CD-I à 2000 FF. Un plus pour Philips : l'arrivée prochaine de deux jeux exploitant la cartouche. Microcosm et The Seventh Guest. Pour en avoir entr'aperçu quelques bouts, ce standard risque de renvoyer à l'âge de pierre tout ce qui se fait actuellement dans le domaine du graphisme du jeu vidéo. Je vous laisse imaginer à quoi peut ressembler Microcosm en 16 millions de couleurs à 24 images/seconde... A côté, Imagina c'est de la petite bière ! La FMV en clair et sans décodeur La FMV est une technique qui utilise le standard Digital Video afin d'obtenir des images numériques de 16 millions de couleurs plein écran en 24 images/seconde. Pour cela, le Digital Video emploie actuellement la norme de compression MPEG-1. Tous les films ou clips, et plus largement les CD qui utilisent cette norme sont lisibles sur toutes les machines qui l'acceptent : CD-I, PC avec une carte Reel Magic, Amiga CD32, 3DO. En revanche, les jeux, même s'ils exploitent la norme Digital Video, ne sont pas compatibles d'une machine sur l'autre. Cependant, un CD peut actuellement contenir 74 mn d'images vidéo et de sons, ou encore 50 heures (3000 mn) de sons. A titre indicatif, un CD audio contient 74 mn. Enfin, il n'est pas inutile de savoir que le prix des films doit se situer aux alentours de 200 FF pour les films et de 150 FF pour les concerts et les clips. Les titres prévus Films Black Rain : Ridley Scott nous plonge dans l'univers des Yakuzas par l'intermédiaire de Michael Douglas qui interprète le rôle d'un flic new-yorkais chargé d'escorter un dangereux assasin au Japon. Il se retrouvera bientôt plongé en pleine guerre des gangs. Top Gun : Tom Cruise a été révélé par ce rôle de jeune pilote fou qui veut à tout prix être le premier de sa promotion à la prestigieuse Fighter Weapon School Top Gun. Les scènes de combats aériens les plus impressionnantes du cinéma. La Chasse De L'Octobre Rouge : le sous-marin nucléaire Octobre Rouge et son commandant Ramius (Sean Connery) foncent vers les États-Unis. Un homme de la CIA (Alec Baldwin) pense que c'est pour rejoindre l'Ouest, mais il n'a que quelques heures pour le prouver... Star Trek VI : au cours d'un sommet entre la fédération et les Klingons, une salve de torpille part de l'Enterprise et détruit le vaisseau Klingon. Les survivants sont tués par des hommes venant visiblement de l'Enterprise. Kirk et McCoy sont jugés par les Klingons... Patriot Games : en vacance en Angleterre avec sa famille, Jack Ryan (Harrison Ford) un ex-agent de la CIA se retrouve pris dans un attentat visant un membre de la famille royale. Il va reprendre du service pour la mission la plus importante de sa vie : sauver sa famille. Prochainement au catalogue : Les Nuits Fauves, Le Parrain (I, II et III), Propositions Indécentes, Star Trek (I, II, III, IV et V), The Firm... Chansons Depeche Mode "101", Enya "Moon Shadows", Eric Clapton "Unplugged", Madonna "Collection", Prince "Diamonds And Pearls", Red Hot "Funky Monk", R.E.M. "The Film Is On", Talking Heads "Story Tellings", Travis Trit "It's All About Change", Dwight Yookam "Looking For A Hit", Bon Jovi "Keep The Faith", Brian Addams "Walking Up The Neighbours". JPF à l'heure du multimédia Panasonic 3DO, Jaguar, CD32, CD-I : voilà des mots qui sont aujourd'hui sur les lèvres de tous les amateurs de jeux vidéo. Nous vous le signalons depuis plusieurs mois déjà, nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle du multimédia. Dans un monde troublé, où Jordy hurle à la radio qu'il a les boules et où Maguy obtient un Sept D'Or, un îlot de paix survit dans la tourmente : JPF Import. Spécialisé dans la vente des nouvelles consoles multimédias, distributeur Panasonic et Electronic Arts, JPF Import est le plus important distributeur 3DO d'Europe. On y trouve donc toutes les nouveautés pour les machines multimédias, celles-là même que la rédaction de Génération 4 vous présente chaque mois dans ses colonnes.
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