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A propos d'Obligement
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David Brunet
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Test de Bravo Romeo Delta
(Article écrit par Max Magenauer et extrait d'Amiga Joker - juin 1992)
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Jusqu'à présent, la société américaine Free Spirit Software était surtout connue pour ses jeux sexuels stupides et
de mauvais goût (genre Sex Olympics). Mais Bravo Romeo Delta, leur récent jeu stratégie, est peut-être encore
plus stupide et de mauvais goût !
Le concept même de cette simulation en temps réel, pilotée par menus, est susceptible de provoquer
des huées : l'Union Soviétique a lancé une attaque nucléaire limitée contre les États-Unis.
Le joueur incarne le chef de la planification, américain ou soviétique, et doit désormais décider
des prochaines étapes. Vous jouez seul, il n'y a pas d'option deux joueurs.
Le jeu se déroule en temps réel et peut être réglé pour aller plus vite. Le joueur dispose de
dizaines de systèmes d'armes différents, notamment des bombes gravitaires larguées par avion,
des missiles balistiques lancés depuis des sous-marins, des silos ICBM et des lanceurs mobiles.
Les données relatives à chaque arme et véhicule sont accessibles. Les emplacements sont affichés
sous forme de coordonnées géographiques. La réussite de la destruction d'une cible choisie dépend
de plusieurs facteurs, tels que les conditions météorologiques ou la capacité de pénétration d'un
missile d'attaque.
Les objectifs du jeu sont très difficiles à atteindre. Le joueur doit faire capituler l'ordinateur
en détruisant son arsenal et son commandement tout en maintenant un niveau de menace supérieur
à celui des frappes du joueur géré par l'ordinateur.
On dirait une parodie sérieuse de Nuclear War
mais en bien pire...
Les graphismes, à peine reconnaissables, se contentent de trois ou quatre écrans
(pour les rapports et les saisies) aux teintes de couleurs laides.
Le son, heureusement rare, émet des bips épouvantables. Enfin, la maniabilité laisse à désirer malgré le
pointeur de souris gigantesque.
L'intrigue est tellement guerrière que Red Storm Rising
paraîtrait presque digne du prix Nobel de la paix en comparaison - et pourtant, on s'endort presque devant
les boutons de tir tant rien n'est motivant.
Au contraire, il semble qu'ils aient presque tout fait pour que tout soit aussi mauvais que possible :
les instructions en anglais (mal) photocopiées étaient partiellement agrafées de manière incorrecte,
le programme comporte plusieurs bogues et, pour couronner le tout, Delta Romeo Delta
exige au moins 1 Mo de mémoire et environ 109 DM (350 FF) de leurs victimes pour ce chef-d'oeuvre.
Franchement, une intervention de la BPjS (Office fédéral de vérification des publications dangereuses pour la
jeunesse) serait vraiment souhaitable ici - de telles inepties devraient tout simplement être interdites !
Nom : Bravo Romeo Delta.
Développeurs : Free Spirit Software.
Éditeurs : Free Spirit Software, CDS Software.
Genre : jeu de stratégie.
Date : 1992.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, 1 Mo de mémoire.
Licence : commercial.
Prix : 109 DM (plus de 350 FF).
NOTE : 2/10.
Les points forts :
- On peut jouer les deux côtés, URSS ou États-Unis.
Les points faibles :
- Peu d'action, rien est motivant.
- Graphiquement laid.
- Bruitages rares et épouvantables.
- La maniabilité laisse à désirer.
- Programme bogué.
- Manuel de mauvaise qualité.
- Trop cher.
- Pas de jeu à deux.
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