Suivez-nous sur Mastodon

|
|
|
0,
A,
B,
C,
D,
E,
F,
G,
H,
I,
J,
K,
L,
M,
N,
O,
P,
Q,
R,
S,
T,
U,
V,
W,
X,
Y,
Z,
ALL
|
|
0,
A,
B,
C,
D,
E,
F,
G,
H,
I,
J,
K,
L,
M,
N,
O,
P,
Q,
R,
S,
T,
U,
V,
W,
X,
Y,
Z
|
|
0,
A,
B,
C,
D,
E,
F,
G,
H,
I,
J,
K,
L,
M,
N,
O,
P,
Q,
R,
S,
T,
U,
V,
W,
X,
Y,
Z
|
|
A propos d'Obligement
|
|
David Brunet
|
|
|
|
Test de Bograts: The Puzzling Misadventure
(Article écrit par Hugh Poynton et extrait d'Amiga Computing - février 1997)
|
|
En ouvrant la boîte de Bograts, je me suis dit "Un nouveau jeu de plates-formes à défilement horizontal,
parfait pour se détendre un jeudi après-midi au bureau". Eh bien, détrompez-vous ! Ce n'était ni facile
ni relaxant, loin de là. C'était même probablement plus compliqué que de tenter de séduire un couvent.
Bograts, le nouveau jeu de Vulcan, est sans conteste l'un des jeux de réflexion les plus trompeusement
difficiles auxquels je n'aie jamais joué. Tenter de venir à bout des 60 niveaux, aux apparences simples
mais à la difficulté redoutable, demande autant de réflexion qu'Einstein pour comprendre la théorie de
la relativité.
Bien qu'il ressemble à un mignon jeu de réflexion, il est bien plus que cela. Les bébés bograts que
vous guidez à travers les différents niveaux se comportent exactement comme les petits rongeurs du
classique Lemmings.
Inconscients du danger, ils foncent tête baissée dans tous les obstacles qui se dressent sur leur chemin.
Le seul indice permettant de deviner où vont les bébés Bograts est qu'ils marchent d'abord à gauche,
puis à droite. En tenant compte de cela, vous pouvez tenter d'ouvrir sélectivement des portes placées
stratégiquement et de dégager certains obstacles devant eux afin d'éviter les différents dangers.
Aussi stupides soient-ils, ces bébés bograts ne sont pas qu'une nuisance agaçante ; ils ont aussi leur
utilité. Chacun possède des compétences particulières. Malgré son apparence mignonne, le bébé bograt
bleu est en réalité d'une force redoutable. Si vous croisez une créature fongique, le bograt bleu
se débarrassera du petit champignon avec un rugissement à glacer le sang.
Le bébé bograt rouge est aussi dur qu'une guimauve, mais c'est le seul des trois personnages capable
de ramasser les clés et d'ouvrir les portes. Plus important encore, de larges portions des niveaux
ne sont accessibles qu'aux bébés bograts ; il est donc essentiel d'anticiper et de les faire atteindre
les zones inaccessibles autrement. Chaque niveau requiert une stratégie différente, et il est vraiment
conseillé de bien l'observer pendant quelques minutes au préalable.
Si vous trouvez le niveau 2 difficile, attendez d'arriver au niveau 10 ! Il y a 60 niveaux
au total. Après quelques jours de jeu, vous imiterez M. Gumby à la perfection ! (j'ai mal à la tête !)
Les effets sonores sont géniaux : à chaque fois qu'on saute et qu'on ramasse quelque chose, un coeur ou un
oeuf, on entend un petit "daaannngggg". Si on tombe sur un tas d'oeufs ou de coeurs, le jeu se met
soudain à sonner comme une bande-son drum'n'bass. Le passage au niveau suivant est toujours annoncé
par un petit bébé bograt qui émet un son entre le hoquet et un vomissement. Pire encore, quand ces
bébés des marais se déplacent, ils poussent un miaulement étrange et plutôt plaintif.
Graphiquement, le jeu est soigné et original, mais parfois il est confus et il est difficile de voir où
s'arrête une plate-forme, ou ce qui est en avant-plan et en arrière-plan. En outre, on peut regretter que les
décors ne changent quasiment pas tout au long des niveaux, avec ces murs et ces plates-formes sombres peu
esthétiques.
Mais le jeu regorge de petits détails amusants qui le distinguent
des jeux de plates-formes à défilement classiques. Disséminés dans les différents niveaux, on trouve
des ressorts qui vous propulsent à une vitesse supersonique, des flammes qui jaillissent soudainement
et vous carbonisent, et de gros blocs rouges à placer stratégiquement pour éviter que les bébés rats des
marais ne se fassent tuer (attention où vous les laissez tomber, c'est vraiment dommage de leur écraser
avec une brique !).
Un autre bonus, c'est la séquence d'introduction, aussi absurde qu'hilarante. On y voit les deux bébés
Bograt se faire lire un conte par leur maman. Maman Bograt parle un charabia incompréhensible, digne
de Monsieur Blobby. Par exemple : "Umum umum, ajurp, urp baya, urp baya". Ce mélange de rot, de grognement
et de pet est suivi d'un long soupir plutôt bizarre. Je me demande bien ce qui a pris au développeur,
mais j'en veux !
Mon principal reproche concernant Bograts, c'est sa difficulté parfois excessive, voire exaspérante.
Il faut dire que j'ai passé presque un an à essayer de terminer Solitaire. Après une heure passée à
tenter de comprendre comment guider les bébés Bograts à travers cinq misérables niveaux, j'avais
envie de me taper la tête contre les murs. Terminer les 60 niveaux de Bograts serait probablement plus
difficile que de terminer Quake.
Bograts est tout à fait à la hauteur des standards de Vulcan. Le jeu est amusant, extrêmement difficile
(même pour un novice comme moi) et son concept est plutôt original. Avec autant de niveaux (tous sans
aucun doute d'une difficulté redoutable) à terminer, il y a peu de chances que vous finissiez ce jeu
en moins de six mois. Bograts est un jeu exigeant, amusant et immédiatement addictif. Foncez l'acheter !
Nom : Bograts: The Puzzling Misadventure.
Éditeur : Vulcan Software.
Genre : jeu de réflexion.
Date : 1996.
Configuration minimale : Amiga AGA, 68020, 2 Mo de mémoire.
Licence : commercial.
Prix : 12,99 £ (plus de 130 FF).
NOTE : 7/10.
Les points forts :
- Synergie entre les personnages.
- La recherche de la solution vous tient en haleine.
- Bonne ambiance sonore.
- Bonne conception des niveaux.
- Le jeu regorge de petits détails amusants.
Les points faibles :
- Graphismes confus par endroits.
- Décors qui ne changent pas au fil de la partie.
- Difficile, parfois irritant.
- Quelques plantages.
|
|