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A propos d'Obligement
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David Brunet
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Test de Black Viper [CD32]
(Article écrit par Richard Löwenstein et extrait d'Amiga Joker - août 1996)
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Le roadster éponyme de Chrysler avec son dix cylindres sous le capot existe certainement en noir -
et c'est là que s'arrêtent les points communs avec la course de motos de Neo Software passée à la
moulinette du format CD. Car celle-ci reste toujours désespérément fade.
On reconnaît pourtant la bonne volonté des développeurs, puisque la
version disquette testée en avril 1996 a
été quelque peu "gonflée" à l'occasion de son passage sur CD : le disque accueille, outre de jolies
animations intermédiaires, une cinématique d'introduction enrichie. Ses passages textuels, toujours aussi
longs, racontent une intrigue empruntée au film culte "Mad Max" (désormais disponible avec des voix anglaises).
Il y est question d'apocalypse post-nucléaire, de chauffards maraudant sur les pistes et d'un vengeur
solitaire sur une turbo-moto lourdement armée - bref, du classique.
La mécanique de jeu, quant à elle, n'a absolument pas changé : les 22 sections du réseau routier (parfois
ramifié) ne sont toujours pas particulièrement vallonnées ou intéressantes. En chemin, on dézingue au
laser des véhicules à peine distincts les uns des autres et on attrape de temps à autre des symboles pour
obtenir temporairement un turbo, de l'invulnérabilité ou davantage d'argent. Ce dernier peut être converti
après la course en fusils à double canon, en lots d'énergie ou en pneus plus adhérents.
Mais à quoi cela sert-il si, en raison de la limite de temps trop serrée, on ne peut pratiquement jamais
lever le pied et que les objets qui approchent en quelques fractions de seconde rendent les manoeuvres
d'évitement aléatoires ?
Comme le contact involontaire avec des véhicules, des lampadaires ou d'autres éléments du décor est parfois
sanctionné par la perte de la seule vie disponible (plutôt que par une déduction d'énergie), et qu'il
n'y a pas de point de sauvegarde (sous forme de possibilités de continuer ou de codes de niveau), la frustration
est ici quasi inévitable.
Le fait que la configuration des manettes à un/deux boutons et de la manette CD32 soit restée variable,
qu'une carte indique la progression théorique de la mission ou que l'on soit informé (en termes nébuleux)
des dangers de la section de jeu suivante, n'y change pas grand-chose.
D'autant plus que les graphismes 3D, bien que parfois colorés et visuellement attrayants, ne sont guère
plus beaux que ceux de jeux plus anciens comme Lotus
ou Jaguar XJ220, malgré la puissance
de l'AGA. Bien au contraire, ces jeux offraient déjà plus de détails et un zoom plus doux il y a de nombreuses
années. Heureusement, la bande-son, composée d'effets sonores agréables et de morceaux musicaux d'ambiance
(mais non issus d'un CD), est plutôt réussie, ce qui lui vaut une note globale un peu supérieure à celle de
la version disquette.
Conclusion : c'est un jeu de course bien moins amusant qu'un petit tour dans le super roadster du même nom,
mais qui ne coûte pas aussi cher, avec une exclusivité au moins comparable pour le moment.
Nom : Black Viper [CD32].
Développeurs : Light Shock Software.
Éditeur : neo Software Produktions.
Genre : jeu de course.
Date : 1996.
Configuration minimale : CD32, 68020, 2 Mo de mémoire.
Licence : commercial.
Prix : 89 DM (plus de 300 FF).
NOTE : 6/10.
Les points forts :
- Très rapide.
- Une course avec de l'action, des armes et des bonus.
- La cinématique d'introduction.
- Graphismes colorés, surtout les images fixes.
- De bons effets sonores.
- Les musiques d'ambiance.
Les points faibles :
- Une limite de temps impitoyable.
- Trop de textes dans l'introduction.
- Les dangers sont toujours les mêmes.
- Tracés peu vallonnés et sans grande variété.
- Une sortie de route et vous perdez votre unique vie.
- Pas de possibilités de continuer ou de codes de niveaux.
- Changement incessant depuis les disquettes.
- Manque de détails graphiques.
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