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A propos d'Obligement
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David Brunet
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Test de Black Lamp
(Article écrit par Gary Whitta et extrait de CU Amiga - août 1988)
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Voici Black Lamp, édité par la firme anglaise Firebird. Sans aucun doute, ce jeu de plates-formes/action possède
l'un des scénarios les plus mièvres que j'aie lus depuis longtemps. Jolly Jack le Bouffon n'a jamais eu
d'yeux que pour la sublime princesse Grizelda, mais le roi Maxim, vieux grincheux comme il est, a toujours
refusé de la demander en mariage, le considérant comme un simple Jim Bowen du Moyen Âge. Tout espoir
de bonheur conjugal semble donc perdu pour Jack jusqu'au jour où une bande de dragons dérobe les prestigieux
joyaux de la couronne : les Lampes Noires. Ces dernières jettent un sort sur tous les animaux du royaume,
les poussant à attaquer les innocents habitants d'Allegoria. Plutôt banal, non ?
Eh bien, détrompez-vous. Ce jeu, suite sur Amiga de la version C64, cache une presque une réussite.
Vous incarnez Jack, dont la mission est de récupérer les Lampes Noires des Dragons afin de gagner la main
de la Princesse. Vous suivez Jack de profil tandis qu'il parcourt le royaume à la recherche des lampes.
Au lieu de faire défiler les écrans, Firebird a opté pour un effet de défilement : lorsque Jack quitte
un écran, un gros plan d'une seconde environ s'affiche avant qu'il n'apparaisse sur l'écran suivant.
Outre les sorties à gauche et à droite de chaque écran, il est également possible d'entrer et de sortir
d'un écran à l'autre par des portes.
Bien sûr, toute la faune du royaume sous l'emprise des dragons vous attaquera sans hésiter, et elle
se présente sous des apparences variées. Parmi les créatures redoutables, on trouve des vautours,
des loups-garous, des chauves-souris, des libellules, des corbeaux et des lutins lumineux qui
vous piquent avec leurs fourchettes (aïe !). On note aussi des sorcières qui vous lancent des
flammes depuis leur balai, jusqu'aux dragons cracheurs de feu, en passant par les chevaliers qui lancent
des éclairs avec leur épée. Heureusement, Jack a reçu quelques sorts magiques
de son vieux maître chinois, Pratweezle le Magicien. Non seulement il a cinq vies, mais il peut
aussi tirer des rayons laser dévastateurs de son abdomen. De quoi faire trembler les femmes !
Pour trouver les lampes à déposer dans les coffres au trésor et terminer le jeu, vous devrez parcourir
le royaume. En chemin, vous pourrez admirer de magnifiques paysages détaillés : de paisibles villages
rustiques, des châteaux sombres et de belles forêts. Mais ne vous attardez pas trop, car les créatures
maléfiques vous traquent sans relâche, cherchant à vous épuiser dès qu'elles le peuvent.
Pour vous faciliter la tâche, divers objets sont disséminés sur votre chemin ; vous pouvez les ramasser
pour accélérer votre progression. En trouvant un instrument de musique, vous augmentez considérablement
votre capacité de rebond et vous protégez ainsi des chutes vertigineuses (des plates-formes et des niveaux
sont disséminés un peu partout), tandis qu'une armure magique vous permet de conserver votre énergie
pendant un certain temps.
Pour obtenir toutes les lampes, vous devrez affronter les Dragons qui gardent certaines des Lampes Noires.
Pour ce faire, tirez avec le laser de votre pantalon sur leurs points faibles, tout en esquivant
leurs boules de feu.
Les graphismes sont corrects, bien qu'un peu simplistes. Le fond est souvent dans une teinte unie qui
fait qu'on ne distingue pas tout du premier coup d'oeil. Les diverses musiques qui accompagnent le jeu, bien qu'agréables, n'ont
pas été retouchées lors du transfert de l'Atari ST vers l'Amiga. L'animation est bien réalisée, et la gestion du personnage réclame
un peu d'habitude. En effet, par exemple pour monter à une échelle, il faut se positionner en face de celle-ci, se
tourner, et pousser la manette. Si vous ne vous tournez pas, Jack va sautiller sur place, et vu le nombre de monstres
qui vous attaquent, votre énergie va diminuer à grande vitesse.
J'ai été plutôt impressionné par Black Lamp. Contrairement à beaucoup de jeux Amiga actuels,
il propose un véritable défi de longue haleine qui ravira les amateurs de jeux d'arcade et les
créateurs de cartes. Il est également possible de jouer à deux mais pas en même temps.
À découvrir absolument, voire à se faire plaisir !
Nom : Black Lamp.
Développeurs : Graham Everett, Steven Cain.
Éditeur : Firebird.
Genre : jeu de plates-formes.
Date : 1988.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, 512 ko de mémoire.
Licence : commercial.
Prix : 24,99 £.
NOTE : 5/10.
Les points forts :
- Un défi de longue haleine.
- Des personnages variés.
- Jouable à deux.
Les points faibles :
- Un déplacement écran par écran.
- Scénario mièvre.
- Votre énergie est constamment vidée par des ennemis qui apparaissent sans cesse.
- Contrôle lent, peu maniable.
- Graphismes au style 8 bits, un peu simplistes.
- Teinte unie des décors rendant difficile de tout distinguer.
- Pas de jeu à deux en simultané.
- La musique aurait pu être refaite.
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