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A propos d'Obligement
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David Brunet
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Test de Big Sea
(Article écrit par Michael Schnelle et extrait d'Amiga Joker - avril 1994)
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Les condamnés à mort vivent plus longtemps : après un long silence radio, les concepteurs de jeux de chez
Starbyte (basés à Bochum) tentent de renouer avec leurs grands succès passés, comme
Rings Of Medusa, grâce à une
simulation stratégique de commerce et de conflit.
On reconnaît également des éléments de Hanse et de The
Patrician dans ce mélange de campagne économique et militaire. L'action se déroule dans un univers
médiéval-fantastique, bien que les problèmes du seigneur local semblent assez modernes : ses esclaves
ont soudainement eu une révélation syndicale et exigent des compensations financières terrifiantes,
alors que la petite caisse du prince est désespérément vide.
Par conséquent, il s'agit de poursuivre la politique économique par d'autres moyens - concrètement, le
joueur doit déclencher une guerre totale dans laquelle il devra conquérir trois villes choisies par
l'ordinateur et exproprier, à la manière forte, l'un de ses trois adversaires (qu'ils soient humains ou
gérés par la machine).
Comme chacun sait, de tels projets nécessitent une armée de métier ; or, pour embaucher des mousquetaires,
des archers, des gardes du corps et des mercenaires, il faut tout simplement de l'argent.
Avant la bataille vient donc le commerce, articulé autour de cinq groupes de marchandises. Les grains
de café, les bananes, etc., proviennent de plantations préalablement établies, puis sont acheminés par
votre propre flotte vers des places boursières dont les tarifs changent chaque mois.
Comme si tout cela ne suffisait pas à vous occuper, des raids sur les fermes voisines sont parfois
nécessaires, la concurrence ne dort jamais et, pour couronner le tout, de méchants pirates rôdent
en mer. Les batailles terrestres et navales qui en découlent sont donc plutôt la règle que l'exception ;
de plus, des événements aléatoires viennent tester la réactivité du joueur, comme
lorsqu'on reçoit une grosse récompense en plein océan.
Plus on joue à Big Sea, plus on a l'impression que le jeu a dû être développé dans des délais extrêmement serrés.
Les graphismes sont de qualité très inégale : certains sont superbes, d'autres franchement
médiocres. Le son, lui aussi, démarre en fanfare pour finir par se muer soudainement en un choeur
monotone et lancinant dans le menu suivant.
En revanche, le maniement à la souris est impeccable la plupart du temps, sauf lors des duels de canons
avec les pirates où cela devient un peu laborieux.
On pourrait dire la même chose du concept du jeu dans son ensemble, composé de milliers d'éléments
individuels mal agencés. Un petit exemple ? Les batailles navales se déroulent dans une courte
séquence d'action, tandis que sur terre, dans la même situation, on ne fait que contempler des
colonnes de chiffres interminables...
Ces faiblesses ne relèguent pas encore Big Sea au rang de mare aux canards, mais quiconque connaît
Discovery: In The Steps Of Columbus,
par exemple, sait à quoi doit vraiment ressembler une simulation de navigation et de stratégie commerciale !
Nom : Big Sea.
Développeurs : Generation.
Éditeur : Starbyte.
Genre : jeu de stratégie.
Date : 1994.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, 1 Mo de mémoire.
Licence : commercial.
Prix : 89 DM (plus de 300 FF).
NOTE : 6/10.
Les points forts :
- Jouable à quatre.
- De la gestion et de l'action.
- Globalement de jolis graphismes.
- Intuitif à la souris.
Les points faibles :
- Maniement laborieux des duels au canon.
- Des bruitages discrets.
- L'impression d'un jeu avec des éléments individuels mal agencés.
- Beaucoup de pages de chiffres.
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