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A propos d'Obligement
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David Brunet
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Test de Beastlord
(Article écrit par John Mather extrait de CU Amiga - septembre 1993)
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Prenez Shadow Of The Beast 2,
enlevez-lui quelques éléments graphiques, ajoutez-y une mécanique de jeu plus vaste et plus complexe,
et vous obtenez Beastlord de Grandslam - sans doute l'un des jeux d'arcade les plus décevants jamais vus.
L'intrigue s'éternise sur une forêt mythique peuplée d'écureuils, maintenue en échec par une licorne,
un faucon et un rayon de lumière. Un jour, pourtant, la licorne est enchaînée, le faucon transformé en
pierre et le rayon de lumière dérobé ; les forces des ténèbres envahissent alors la forêt. Qui se lèvera
pour reconquérir ces terres ? Non, pas les Hollandais. Toi, le Seigneur des Bêtes.
L'histoire de ce jeu d'action/aventure est narrée dans une BD incluse au manuel.
Le jeu se déroule sur trois niveaux à défilement parallaxe, chacun s'étendant sur d'immenses cartes.
Cela se passe dans une vallée, où vous pourrez vous déplacer un peu partout. Il y a un village, un temple, un
marécage... Vous y frappez des gens (la panoplie des coups est assez limitée), mangez à satiété, ordonnez
parfois à des chiens et des écureuils de vous
rapporter des objets et engagez des conversations très simples avec des personnages tout aussi
simples. Heureusement, car il faut être très occupé. Le temps s'écoule beaucoup plus vite que d'habitude,
vos réserves d'énergie peuvent donc chuter très rapidement. Le seul moyen efficace de se nourrir est
de se battre, vous passerez donc beaucoup de temps à combattre pour survivre.
La conception du jeu implique de nombreuses recherches et la cartographie des lieux avant de pouvoir
vraiment s'y plonger : l'accès à certains endroits est impossible sans objets spécifiques, alors assurez-vous
de trouver tout ce que vous pouvez au préalable. Par exemple, au premier niveau, vous ne pouvez pas entrer
dans la maison de la sorcière sans la cape d'invisibilité, sous peine d'être foudroyé. Le jeu vous apprend
à utiliser certains objets, et il est parfois possible de faire du troc ou d'avoir recours à un peu de magie.
Les commandes sont pour le moins hasardeuses. Le contrôle du personnage principal manque de précision et de
réactivité, et la gestion des objets à la souris rend le jeu injouable avec une manette.
En effet, les actions s'effectuent en cliquant sur une barre de menu, et ce système de contrôle complexe et hybride
ne facilite pas les choses. Finir le jeu se révèle ardu en raison de la courte durée de vie du protagoniste
et de la présence d'un seul point de sauvegarde possible.
En outre, il est décevant que les graphismes et le son ne soient pas à la hauteur de l'introduction.
Beastlord n'est pas mauvais en soi, et des détails comme l'effet de vague créé par la cape le hissent au-dessus de
la moyenne, mais de justesse.
Nom : Beastlord.
Développeur : WJS.
Éditeur : Grandslam.
Genre : jeu de combat.
Date : 1993.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, 512 ko de mémoire.
Licence : commercial.
Prix : 25,99 £ (plus de 260 FF).
NOTE : 5/10.
Les points forts :
- Mélange d'action et d'aventure.
- L'introduction n'est pas trop mal.
- Assez vaste.
Les points faibles :
- Le contrôle du personnage principal manque de précision et de réactivité.
- Peu de coups possibles pour le héros, avec une portée ridicule.
- Pas de pause quand on appelle la barre d'action.
- Difficile.
- Bruitages moyens et répétitifs, pas de musique.
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