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A propos d'Obligement
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David Brunet
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Test d'Ants: The Masses Against The Massive
(Article écrit par Mark Winstanley et extrait d'Amiga Power - mars 1995)
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Ce mois-ci a été particulièrement pénible pour nous ici à Amiga Power. Entre l'annonce de la hausse de prix
imminente imposée par nos patrons bureaucratiques et impersonnels, la nécessité de sortir un CD en plus
des disquettes promotionnelles, Steve Farragher qui a dû ranimer la vieille dame de Walcot Street en lui
pratiquant une trachéotomie improvisée en plein air avec un étui de stylo Bic®, le meilleur jeu du numéro
qui ne fonctionne que sur un A4000, et Jonathan Davies poursuivi en justice pour avoir falsifié l'ADN
de la moelle osseuse de l'ancien astronaute et pilote d'essai Chuck Yeager... Bref, un mois agité, éprouvant
et, franchement, désagréable.
Et maintenant, Ants. Bon, d'accord, ce n'est peut-être pas comparable à l'histoire de Sue qui essaie
d'envoyer des fleurs à ses parents au Portugal pour leur anniversaire de mariage et qui appelle par
inadvertance "Inter-Hit", la ligne directe de la Cosa Nostra pour les assassinats par prélèvement automatique
(0891), mais devoir chroniquer Ants reste une corvée. Même si le "z" a disparu du titre, je le déteste
toujours autant.
Dans ce jeu de réflexion, vous êtes le maître des Fourmis, vous apprend le jeu, et vous avez le pouvoir sur des créatures ressemblant
à des fourmis, ou plutôt des pixels pour vous et moi. Vous les rassemblez en déplaçant le curseur de la souris
dessus et en appuyant sur le bouton droit, et vous leur indiquez où aller en cliquant sur le bouton gauche.
Malheureusement, à cause des mouvements aléatoires de chaque fourmi, il y a de fortes chances que, même avec
toute votre attention, elles se heurtent à des obstacles mortels. Invariablement, c'est ce côté aléatoire
qui vous empêche de terminer un niveau, et c'est la première chose que je déteste dans Ants.
Dans une tentative d'humour maladroite, les fourmis prononcent des phrases "amusantes" d'une petite voix aiguë.
Je peux comprendre que certains trouvent ça drôle au début, mais le répertoire est extrêmement limité, et au
bout de moins de dix minutes, ça devient carrément insupportable. C'est la deuxième chose que je déteste dans Ants.
Les phrases en question : "Je ne veux pas mourir !", "Au secours, j'ai des puces !", "Hé mec, quel jeu génial !",
"Atchoum ! J'ai un rhume !", "Je suis gavé !", "Je déteste ce boulot !", "Oh, vous autres...".
Les fourmis doivent dévorer les visages ennemis en les chargeant de manière suicidaire, échangeant une
fourmi contre un pixel de l'ennemi. La seule animation est un amas de pixels tremblants et le pointeur.
Même sur un moniteur, les fourmis sont difficiles à repérer et les points ennemis encore plus ; imaginez
sur une télévision ! Le jeu est visuellement affreux... point trois.
On ne peut avoir que 100 fourmis à la fois. Si une fourmi mange, elle se multiplie, probablement de façon
asexuée. Une fois qu'elles commencent à manger et à se multiplier, il faut les arrêter d'urgence avant
que leur population n'atteigne 100, car ensuite, toute la nourriture est perdue. La seule tactique du jeu
consiste donc à envoyer toutes les fourmis sauf deux à la mort, puis à nourrir ces deux-là jusqu'à 100, à
les réduire à deux, et ainsi de suite. La même tactique pour chaque niveau - je déteste ça plus que
Jonathan Nash ne déteste le couple de vampires qui se disputaient et qui ont squatté son sèche-linge il y
a deux semaines.
Les fourmis ont tout mangé. Il vous reste 14 fourmis pour éliminer 25 ennemis. Impossible d'y parvenir,
mais le jeu fait comme si de rien n'était. Impossible de gagner, impossible de s'échapper : il vous faut
donc rassembler toutes vos fourmis et les tuer. Une raison de plus de détester Ants.
C'est une idée de programme intéressante, un jeu du domaine public amusant ou un projet scolaire plutôt
ingénieux. Ce n'est certainement pas un jeu professionnel, complet et de milieu de gamme, et je le déteste
encore plus que le chat roux qui a attaqué mon lémurien à queue annelée jeudi dernier, le condamnant
à finir ses jours dans un lit de malade en acajou que j'avais soigneusement construit pour cette éventualité.
Jouer à Ants m'a donné envie de mourir.
Nom : Ants: The Masses Against The Massive.
Développeur : Scorpius Software (Mark Sheeky).
Éditeur : Kellion.
Genre : jeu de stratégie.
Date : 1995.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, 1 Mo de mémoire.
Licence : licenceware.
NOTE : 5/10.
Les points forts :
- Idée et concept plutôt originaux.
Les points faibles :
- Les petites voix des fourmis deviennent vite insupportables.
- Trop aléatoire.
- La seule animation est un amas de pixels tremblants.
- Répétitif, la même tactique pour tous les niveaux.
- Pour le moins difficile, puis ennuyant.
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