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Après les PET, les VIC-20, les C64 et les C128, Commodore annonçait en 1985 une machine révolutionnaire, l'Amiga 1000. Depuis, de nombreux modèles sont apparus avec un succès incontestable. Noël approchant, nous vous présentons les machines de la gamme Amiga qui correspondent le plus au marché ludique. Vous êtes prêts ? Let's go ! Amiga 600, mon premier ordinateur
![]() L'Amiga 600 Une technique qui a fait ses preuves L'Amiga 600 se présente sous la forme d'une machine monobloc avec clavier intégré. Par rapport à tous les anciens modèles, le pavé numérique a disparu. Le lecteur de disquette est accessible sur le côté droit. Ordinateur par excellence, l'A600 possède tout un tas de connecteurs indispensables. On trouve ainsi deux prises manette/souris sur la gauche. Jouxtant ceci, on découvre une prise PCMCIA. Les cartes PCMCIA (ressemblant énormément à des cartes à puces) peuvent apparaître sous diverses formes comme des extensions mémoire, des disques durs, des modems, etc. A l'arrière, on découvre les prises audio RCA ainsi que les connecteurs série et parallèle pour divers périphériques comme les imprimantes. Il existe une prise spéciale pour un lecteur de disquette externe que je considère obligatoire pour le jeu. Bien entendu, on a droit aussi à la prise vidéo permettant de brancher la machine sur quasiment n'importe quel écran. Architecturé autour d'un 68000 à 7,16 MHz avec 1 Mo de mémoire vive d'origine, l'Amiga 600 possède toujours les coprocesseurs Paula, Agnus, Denise (nouvelles versions tout de même) ayant pour rôle d'alléger le travail du 68000 dans le domaine du son, de l'affichage et de la gestion des informations. La puce sonore produit des sons de qualité 8 bits sur quatre voies. Malgré l'ancienneté de cette puce, elle surpasse encore la plupart des cartes sonores PC. Les capacités graphiques sont encore, de nos jours, supérieures à la majorité des consoles mais en deçà des PC. L'Amiga 600 possède une multitude de résolutions graphiques allant de 320x200 à 640x512 en 16 ou 32 couleurs, voire 4096 couleurs en mode HAM, jusqu'en 1280x512 en 4 couleurs. En général, les jeux utilisent le mode 320x200 en 32 couleurs et de plus en plus en 64 couleurs. A l'intérieur de la machine, on trouve un emplacement pour une extension mémoire, pour un disque dur 2,5" au format IDE (comme sur PC) et une horloge interne. Personnellement, je trouve la possession d'un disque dur très pratique, alors si vous avez les moyens, ce n'est certainement pas une mauvaise idée. Une logithèque fournie et variée L'arme maîtresse de l'Amiga 600 est sa variété dans le domaine des jeux. En cherchant bien, on peut trouver tous les genres. Cela va du jeu d'aventure au simulateur en 3D en passant par le jeu d'arcade et le jeu de réflexion. Il faut bien l'avouer, l'Amiga brille dans certains types et pas dans d'autres. Dans le monde des micro-ordinateurs, l'Amiga 600 domine dans les jeux d'action/arcade. De par ses capacités techniques, l'Amiga se "balade" dans tous les jeux demandant des défilements, différentiels ou non, super fluides et des animations de sprites à tomber par terre. Ce n'est pas pour rien que les meilleurs jeux d'action sur micro-ordinateurs sortent d'abord sur Amiga. Autre domaine où l'Amiga excelle : les jeux de sport et surtout le football. Les meilleurs jeux de ce sport proviennent du monde Amiga (Cf. notre dossier). Il est sûr qu'il est bien difficile à l'heure actuelle de suivre le PC en ce qui concerne les jeux de rôle, les jeux d'aventure et les simulations en 3D, mais l'Amiga s'en sort tout de même plutôt bien. Tous les classiques existent sur cette machine comme Indiana Jones 4 ou Monkey Island 1 et 2. En jeux de rôle, on trouve encore les deux premiers épisodes d'Eye Of The Beholder et surtout l'indétrônable Black Crypt. Pour ces deux genres, la possession de disque dur est vivement conseillée. L'Amiga possède dans sa logithèque de nombreux classiques comme les Lemmings ou Tetris. Dans le domaine du jeu, on ne peut guère trouver de nos jours une machine plus polyvalente. Attention, l'Amiga ne fait pas que dans le jeu, il est capable d'aborder de nombreux domaines et possède d'autres caractéristiques à ne pas omettre. Son évolution A des prix défiant toutes concurrences (en cherchant bien, vous pourrez trouver l'A600 de base à 1200 FF), l'Amiga 600 est vraiment un ordinateur d'entrée de gamme pour les personnes désirant s'initier à l'informatique. Fourni avec une souris et différents câbles, l'Amiga 600 est directement utilisable. Sa simplicité permettra aux débutants de ne pas ranger la machine au placard pour cause de crise de nerfs. Son avenir ludique est encore assez rose puisque la plupart des meilleurs éditeurs européens continuent de développer des jeux sur l'Amiga 600. De toutes manières, sa logithèque est si abondante que vous ne serez pas à court de logiciels. Grâce à de nombreuses extensions, vous pourrez commencer à aborder des domaines autres que ludiques comme la musique, la vidéo où le graphisme. Pour le prix d'une console, vous entrerez dans le monde de l'informatique par la voie la plus abordable à tous les points de vue. Les dix meilleurs jeux sur Amiga 600
![]() Lotus 3
![]() L'Amiga 1200 Une technique au goût du jour D'apparence, l'Amiga 1200 ressemble à un A600 à qui on aurait greffé un pavé numérique. Tout ce qui concerne la connectique de l'A1200 est strictement identique à l'A600 mis à part l'emplacement pour diverses extensions se situant sous la machine. La seule différence notable provient de l'emplacement des prises manette/souris se situant à l'arrière, ce qui est à notre avis, moins pratique mais on s'y fait. Bref, les nouveautés ne sont pas d'ordre esthétique. La différence se trouve à l'intérieur. Contrairement à l'A600, l'A1200 est un véritable ordinateur 32 bits. Basé sur un microprocesseur 68020 à 14 MHz, l'A1200 possède, en outre, un nouveau jeu de composants, nommée AGA, remplaçant l'ECS (Paula, Denise et Agnus) de l'A600. Les caractéristiques graphiques ont par conséquent évolué. Désormais, l'A1200 possède tous les modes, du 320x200 au 1280x512 en 256 couleurs parmi 16,8 millions. Il existe mème un mode nommé HAM-8 qui permet d'afficher 262 144 couleurs parmi 16,8 millions dans les mêmes résolutions. Tous ces nouveaux processeurs sont quatre fois plus rapides et plus puissants. Ainsi, la taille des sprites a été multipliée par quatre sur la largeur. La grande déception pour les amigafans vient de la persistance de la puce sonore strictement identique aux anciens Amiga. Même si elle est de qualité, une évolution aurait été la bienvenue. Une rumeur tenace parle d'une nouvelle puce 8 voies en 16 bits ce qui, si cela se vérifiait, serait fantastique. Proposée avec 2 Mo de mémoire vive d'origine, on découvre au sein de la machine un connecteur permettant d'adjoindre des cartes accélératrices, un DSP, une carte passerelle, des cartes contrôleurs SCSI, des extensions mémoire jusqu'à 8 Mo. Tout comme l'A600, on peut lui adjoindre un disque dur 2,5" IDE. A ce sujet, je me répète, je vous conseille vivement d'en posséder un. Une logithèque grandissante La compatibilité de l'A1200 avec les anciens modèles varie entre 60 et 80% des logiciels. De ce fait, dès son apparition, l'A1200 possède une logithèque des plus fournies à l'instar de l'A600. Les jeux spécifiques AGA/A1200 sont encore assez peu nombreux mais beaucoup de produits sont annoncés pour Noël 1993. De par ses caractéristiques techniques, l'A1200 se rapproche et surpasse même le PC dans le domaine des graphismes. Le seul genre où le PC domine reste la simulation en 3D pleine et plaquée où la puissance actuelle de l'A1200 ne suffit pas, quoi que certains produits comme TFX d'Ocean/D.I.D semblent prouver le contraire. Pour le reste, rien n'empêche les éditeurs de sortir des jeux en 256 couleurs et contrairement aux PC, l'A1200 ne se contente pas de jolis jeux mais guère animés. Préparez-vous dans les prochains mois à voir arriver des jeux d'action en 256 couleurs à vous laisser pantois. Son évolution Contrairement à l'A600, l'A1200 n'en est qu'au début de son existence. Les produits spécifiques commencent seulement à arriver mais leur qualité risque d'attirer pas mal de gens. Autre attrait, l'A1200 est disponible au prix de 2390 FF en version de base. Pour une configuration complète, c'est-à-dire un A1200 avec un disque dur 40 ou 65 Mo et un écran couleur, comptez environ 6000 FF voire moins, ce qui sera largement suffisant pour la majorité des jeux. Il vous est bien entendu possible d'aborder d'autres domaines, la puissance de l'A1200 est aussi là pour cela. En résumé, l'A1200 se présente comme une machine grand public évolutive et facile d'utilisation. Le système d'exploitation Juste après le Macintosh d'Apple, l'Amiga avait continué sur la même voie avec un système d'exploitation super convivial (en étant tout de même en deçà de celui du Mac). Reprenant le multifenêtrage et une gestion totale à la souris, tout utilisateur un tant soit peu intelligent pouvait s'en sortir. Pour les fanas des bidouilles sous DOS comme sur les PC, l'Amiga possède un DOS nommé tout simplement "AmigaDOS" très puissant (plus puissant que les divers MS-DOS selon Michel Houng) avec un jeu d'instructions plus varié et une syntaxe que je trouve plus "logique". Une des grandes originalités de l'Amiga, quel que soit le modèle, c'est son côté multitâche. Contrairement à toutes les autres machines, c'est le seul ordinateur grand public a être "multitâche préemptif". Il serait beaucoup trop long pour que nous vous expliquions le mode de fonctionnement mais dans la pratique, on peut ainsi utiliser un logiciel de dessin et un traitement de texte en même temps et échanger les informations. Cet aspect est primordial à l'heure où tout le monde, les journalistes en particulier, vous rabâchent les oreilles avec le "multimédia". AmigaOS et son Workbench correspond au Windows du PC à l'exception faite que le premier est un véritable système d'exploitation et non une surcouche d'un DOS. Tout est gérable via ce système et simplifie grandement l'utilisation. Sur l'A600, vous découvrirez AmigaOS 2.0, déjà bien rodé. La version 3.0 existe par contre sur l'A1200 pour la bonne et simple raison qu'il devait pouvoir utiliser et gérer les nouvelles capacités graphiques. ![]() AmigaOS 3.0 On sait bien qu'il ne faut jamais lancer des combats de ce type mais, en restant lucide, on peut aborder ces comparaisons. Par rapport au PC, l'A600 est surpassé dans les jeux d'aventure et de simulations en 3D. Pour le premier genre, la seule raison provient des éditeurs. Il y en a plus faisant des jeux d'aventure sur PC. Pour la simulation, l'A600 est un peu faible pour pouvoir soutenir la comparaison quoique dans le monde PC, il vaut mieux désormais avoir un 386 au minimum, voire plus. En ce qui concerne l'A1200, là encore, cela dépend des éditeurs. Techniquement, l'A1200 est capable d'accueillir tous les jeux d'aventure et de rôle PC avec autant de couleurs mais avec une finesse de graphisme supérieure. Sur un 486, les jeux seront bien sûr beaucoup plus rapide, mais la différence de prix est telle que cela semble tout à fait normal. Par contre, dans le domaine des jeux d'action, pas de problème, Amiga 600 et 1200 surpassent le PC les doigts dans le nez, même si encore une fois, la qualité des jeux d'action sur PC s'améliore de jour en jour. Pour la 3D, on ne saura pas trop ce dont l'A1200 est capable avant que les développeurs aient eu le temps de maîtriser la machine. Parions cependant que cela risque d'être chaud dans quelque temps. Amiga 600/1200 contre consoles Techniquement, l'A600 est capable de tout ce que font les consoles 8 bits (avec une facilité déconcertante) comme la Master System ou la NES. Idem pour la Mega Drive avec des couleurs plus chatoyantes et une meilleure finesse graphique. Par rapport à la Super Nintendo, on peut presque affirmer que l'Amiga 600 peut en faire autant mis à part les jeux utilisant le mode 7 (rotation et zoom gérés de façon matérielle). Pour ce qui est de l'A1200, normalement aucune console ne fait le poids. C'est le grand mystère en ce qui concerne les capacités de l'A1200 à faire des jeux. On en saura plus dans quelque temps mais ce sera de toute façon graphiquement supérieure à toutes les consoles. Les vedettes du monde Amiga Nombreux sont les éditeurs ayant acquis une renommée mondiale grâce à leurs développements sur Amiga. Parmi la liste imposante, on découvre Team 17, Psygnosis, Delphine Software, Bullfrog, Bitmap Brothers/Renegade ou encore Gremlin et Ocean. Team 17 n'est plus à présenter. Ils sont devenus en l'espace d'un an l'éditeur numéro un sur Amiga avec des produits de haute qualité dans divers genres. Ainsi, la série des Alien Breed (le second volet arrive sous peu), Project X (plus de 80 000 exemplaires vendus à ce jour et il vient de sortir en "budget", à moins de 150 FF), Superfrog et le récent Body Blows représentent une carte de visite en béton. Autre major sur Amiga, l'incontournable Psygnosis. Ils ont commencé avec des jeux sur Amiga et Atari ST comme Brataccas, Arena, Barbarian, Obliterator qui pour leur époque étaient déjà au-dessus du lot. Le grand boom est venu avec Shadow Of The Beast et Lemmings, deux titres Amiga qu'on a retrouvé plus tard sur la plupart des machines de jeu du marché. Leurs prochains produits ne vont certainement pas vous laisser de marbre. Dans la liste, on trouve aussi un français et pas des moindres : Delphine Software. Souvenez-vous de Bio Challenge et Castle Warrior ou encore de leurs deux jeux d'aventure Les Voyageurs Du Temps et Operation Stealth. Rares sont les éditeurs français qui continuent sur Amiga et il faut bien avouer que plus rares encore sont ceux qui ont pu soutenir la comparaison par rapport aux anglais et allemands. Delphine Software s'en sort haut la main avec deux gros succès récents, Flashback et Another World. Les créateurs de Populous et de Powermonger et plus récemment de Syndicate, les géniaux Bullfrog ont connu le succès avec leur entrée dans le monde Amiga. Les premiers jeux étaient Fusion, jeu de tir à défilement multidirectionnel et Flood, un petit jeu de plates-formes. Entre temps ils avaient sorti Populous qui est devenu une référence et un très grand classique des jeux vidéo. Les Bitmap Brothers et leur compagnie Renegade avaient aussi fait leurs armes sur Amiga et ils continuent de nos jours à cartonner (Cf. Chaos Engine, Gods, Magic Pockets, etc.). A l'époque simple groupe de développement, Les Bitmap Brothers avaient créé Xenon 1 et 2, deux grands jeux de tir. Gremlin et Ocean, bien plus anciens puisqu'ils travaillaient déjà sur le Commodore 64 avec des jeux fantastiques, ont aussi acquis leurs galons sur Amiga. D'un côté les Lotus et autres Zool de Gremlin et de l'autre les adaptations de films comme Batman, Total Recall, Terminator 2 et bientôt Jurassic Park ont fait de ces deux éditeurs des incontournables. Plus jeune, Core Design a aussi à son actif un bon nombre de titres Amiga qui leur ont permis de se faire une place au soleil : Chuck Rock, Heimdall, Curse Of Enchantia, Thunderhawk, Wolfchild et beaucoup d'autres. L'Amiga CD32 : le top des consoles
Le lecteur CD incorporé double vitesse (300 ko/s comme sur la future 3DO) est de fabrication Chinon/Sony, ce qui est signe de fiabilité. L'Amiga CD32 est compatible avec de nombreux standards CD comme les CD-Audio qui vous permettront de lire vos CD habituelles, les CD+G, sortes de CD-Audio à qui on a adjoint des images et quelques petites animations, qui s'avèrent très intéressants car très proches du karaoké ou du clip vidéo, et bien sûr avec son propre standard CD32. ![]() De nombreuses extensions sont prévues. Ainsi, en dehors de la carte Video-CD, Commodore a prévu de transformer la CD32 en ordinateur grâce à un boîtier où l'on pourra connecter comprenant disque dur, lecteur de disquette, clavier, souris, etc. D'autres accessoires sont en projet, les ingénieurs avouent être très intéressés par la réalité virtuelle mais n'en disent pas plus. Bien entendu, des manettes arriveront prochainement. Les jeux sont annoncés à des prix plus que raisonnables puisque la fourchette est de 250 à 350 FF à comparer aux cartouches des Sega et Nintendo pouvant aller jusqu'à 700 FF. D'utilisation très aisée, l'Amiga CD32 est livrée avec une manette à sept boutons d'une ergonomie agréable. Comme toutes les consoles, l'Amiga CD32 se connecte très facilement à n'importe quelle télé. Prévu à 2490 FF avec une manette et deux très bons jeux (Oscar et Diggers), l'Amiga CD32 devrait toucher un public assez jeune. A ce propos, Commodore lance une importante campagne de publicité avec des spots TV en octobre et décembre 1993. Vous allez la voir souvent cette machine. Promis juré. Son évolution A la sortie de la machine, il devrait y avoir une vingtaine de titres et de 60 à 80 pour Noël 1993. Les plus grands éditeurs suivent de très près cette machine : Virgin, Psygnosis, Sony, Ocean, Gremlin, Acclaim, Mindscape et bien d'autres. D'autre part, pour un prix de 2490 FF, l'Amiga CD32 sera non seulement une magnifique console de jeu mais aussi un lecteur CD-Audio de qualité. Avec l'ajout de la carte Video-CD annoncée pour octobre 1993 à 1490 FF, vous aurez en plus la possibilité de regarder des films et ainsi éviter l'achat d'un CDV. Pour moins de 4000 FF, les familles posséderont un ensemble ultra compact permettant d'accéder à des loisirs différents. La carte Video-CD : des films sur une console ! Par adjonction d'une carte Video-CD disponible en octobre 1993 au prix de 1490 FF TTC, on pourra transformer la CD32 en lecteur de films vidéo au format Video-CD. Cette nouvelle norme a été récemment mise en place par des majors comme Philips, Matsushita, JVC, Commodore et Paramount. Elle devrait permettre à toutes les machines CD le proposant de voir des films d'une qualité supérieure au VHS. Chaque CD peut contenir environ 70 minutes de film avec un son numérique. Pour un film, il faudra donc compter sur deux CD pour l'avoir dans sa totalité ce qui n'est pas vraiment gênant. ![]() Prototype de la carte Video-CD pour la CD32 Amiga CD32 contre PC CD-ROM Sur le papier, le PC CD-ROM ne peut soutenir la comparaison face à la machine de Commodore pour de nombreuses raisons. Tout d'abord, la majorité des lecteurs CD PC sont simple vitesse contrairement à la CD32. Cette lacune peut s'avérer gênante pour de nombreux jeux nécessitant des accès disques incessants. Ainsi, 7th Guest, avec un lecteur double vitesse, devient presque fluide. D'autre part, l'investissement dans une extension CD pour PC n'est pas vraiment donné. En effet, il vous est obligatoire de posséder un connecteur CD qui ne se trouve pas en standard sur le PC. Que faire ? Vous serez bien obligé de posséder une carte gérant des CD-ROM (par exemple, des cartes sonores comme les Soundblaster Pro et autres Pro Audio Spectrum). Dans ce cas, la note finale risque d'être salée puisque le prix tournera aux alentours de 4000 FF minimum pour peu que vous exigiez un lecteur double vitesse. Autre faille dans la logique PC CD, la possession d'un 386, voire plus, est quasi obligatoire pour jouer. Il ne faut surtout pas se leurrer mesdames, messieurs, votre classique 286 et même 386SX aurait du mal à suivre. Ensuite, les lecteurs ne reconnaissent pas forcément autant de standards CD que la CD32 et l'extension Video-CD n'est pas encore disponible sur PC. En résumé, pour un prix vraiment supérieur à la CD32, vous aurez une extension aux caractéristiques globalement inférieures. Alors, quel intérêt me direz-vous ? Ben, beaucoup d'éditeurs préparent des jeux pour ce format. Vous avez sans doute pu constater la liste plus qu'exhaustive de jeux PC CD actuellement. Bien sûr, puisque le PC est un ordinateur, on peut aussi aborder d'autres domaines grâce aux CD (quoique toutes les autres machines CD seront certainement pourvues d'une logithèque CD autre que ludique). Alors qui l'emporte en définitive ? A vous de décider, mais une chose est sûre, tout dépendra du nombre de produits CD32 qui vont sortir. Amiga CD32 contre Mac CD-ROM C'est à travers cette machine que les applications CD seront les plus intéressantes dans un futur proche mais en matière de jeu et donc face à la CD32, le Macintosh est assez démuni malgré quelques produits impressionnants comme The Journeyman Project ou encore Spaceship Warlock. Là aussi, de nombreux éditeurs semblent s'y intéresser sérieusement, ce qui n'est pas pour déplaire à un public de plus en plus important. Il persiste tout de même un hic. Là encore, un gros Mac est nécessaire. Le lecteur CD-ROM peut être interne à de nombreux modèles Mac. Il n'y a pas photo. Ces deux machines n'évoluent pas dans le même monde. Amiga CD32 contre Mega-CD Sur le papier et même dans la réalité (d'après les premiers produits que j'ai pu voir), le Mega-CD de Sega ne tient pas la route face à la machine de Commodore et ce pour de nombreuses raisons. Tout d'abord, la CD32 possède des capacités rendant le Mega-CD désuet avec ses pauvres 64 couleurs parmi 512. A titre de comparaison, la CD32 peut afficher jusqu'à 262 144 parmi 16,8 millions de couleurs. Rien à voir, quoi ! La CD32 possède une puce qui permettrait de faire la conversion des pixels chunky en pixels planar alors que le Mega-CD peut faire des zooms et des rotations. Sur ce point, un partout, la balle au centre. Le lecteur CD est double vitesse avec un taux de transfert de 300 ko/s pour la CD32 alors que le Mega-CD a un lecteur simple vitesse avec un taux de 150 ko/s. Les possibilités d'évolution du Mega-CD sont plutôt restreintes contrairement à la CD32. On pourra adjoindre de nombreux périphériques qui augmenteront les capacités de la machine. De plus, la CD32 reconnaît un maximum de standard CD à l'inverse du Mega-CD qui ne peut que lire les CD Sega et les CD-Audio. Du point de vue de la logithèque, c'est encore le flou des deux côtés mais de nombreux éditeurs s'y intéressent fortement. Amiga CD32 contre CD-I Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, ces deux machines ne baignent pas dans le même monde. Les services commerciaux des deux marques ont placé leurs machines respectives dans des créneaux différents. Le CD-I est placé comme une machine qui rentre dans la configuration audiovisuelle des particuliers alors que la CD32 est plus une console. Du point de vue ludique, la CD32 devrait l'emporter même si les jeux nécessitant la cartouche FMV sur CD-I vont voir le jour très bientôt (7th Guest, Microcosm). L'avantage du CD-I provient de la plus grande variété des logiciels. Les éducatifs et les utilitaires comme les encyclopédies devraient être plus nombreux que sur la CD32. Amiga CD32 pour Amiga 1200 N'oubliant pas les possesseurs d'Amiga 1200, Commodore commercialisera une extension pour cette machine. D'après les nouvelles que nous avons pu avoir, cette extension se connecterait sur le port 32 bits se situant sous la machine. Cela interdit malheureusement les cartes accélératrices et autres extensions mémoires. Il sera inclus la nouvelle puce Akiko qui n'existe pas sur A1200 ainsi que le lecteur CD et le système 3.1 possédant l'interface de gestion du CD. La disponibilité et le prix n'ont pas été confirmés mais on devrait pouvoir en disposer vers Noël 1993. Exit CDTV ? Commodore avoue lui-même avoir commis des erreurs lors du lancement du CDTV. La précédente machine CD de Commodore était basée sur l'architecture des anciens Amiga. Lancé timidement par Commodore et peu soutenu par les éditeurs, le succès escompté ne fut pas au rendez-vous. Les possesseurs de CDTV vont désormais se sentir bien seuls. Les éditeurs se lancent totalement sur CD32 au détriment des produits CDTV. Cependant, 30 à 40% des produits CDTV tourneront sur CD32, et comme vous le constaterez en découvrant les préversions pour CD32, l'avenir de la machine est garanti ! CD32 : une ludothèque prometteuse De très nombreux nouveaux produits spécifiques étaient annoncés, aussi bien sur CD32 que sur Amiga 1200. Mortal Kombat, le jeu d'arcade et de combat presque aussi célèbre que Street Fighter 2, devrait voir le jour sur CD32 d'ici la fin de l'année 1993 grâce à Acclaim. Une version Amiga AGA/1200 est également prévue. Un des premiers titre sur CD32 sera donc Pinball Fantasies, un jeu qui vous propose quatre tables de flipper différentes. Superbe, avec une bonde son numérique réussie et surtout des bruitages qui rappellent un vrai flipper, voilà un jeu qui montre tout l'intérêt de la CD32. A suivre, Pinball Illusions, la suite, prévue pour 1994 sur CD32 et Amiga AGA. Syndicate de Bullfrog a déjà fait un carton sur Amiga et PC, et devrait faire un malheur sur CD32. Dans ce jeu, vous jouez le rôle d'un agent secret chargé d'effectuer de nombreuses missions (consistant souvent à éliminer des personnalités politiques !). Au programme de la version CD32, des graphismes aussi fins que sur PC, la possibilité de faire tourner le terrain de jeu, plus de scènes cinématiques et une bande son démente. Le jeu sera disponible l'année prochaine. Theme Park, toujours de Bullfrog, va vous permettre de construire votre parc d'attraction et de le gérer. Un dérivé de SimCity, particulièrement novateur et somptueux. Le jeu sortira début 1994 et sera également disponible pour Amiga AGA/1200. Dans Creation, vous allez vous retrouvez dans les fonds sous-marins, au milieu des poissons et requins, pour un jeu dont la jouabilité sera particulièrement originale. Creation est prévu pour la mi-1994. ![]() Theme Park Chez Flair, on annonce un paquet de produits pour CD32, à commencer par Oscar, un jeu à la "Sonic" qui devrait cartonner et qui sera disponible à la sortie de la machine. Mais Flair prévoit également Whale's Voyage, un jeu de rôle original, 1869, un jeu de stratégie et de commerce, Surf Ninja, jeu d'action prévu pour octobre 1993, Adventures In Time et Genesis, deux jeux d'aventure aux graphismes superbes. Chez Gremlin, Zool fera son arrivée en octobre 1993, avec un dessin animé complet en plus pour la présentation, mais la compagnie annonce également pour Lotus Trilogy, une compilation des trois jeux de la série Lotus, avec de nouveaux graphismes. Plus tard, nous aurons le droit à Litil Divil, Zool 2 et K240, la suite d'Utopia. ![]() Les premier écran de l'introduction de Zool CD32 Chez Renegade, Sensible Soccer sera le premier à faire son apparition (à la sortie de la CD32) et sera suivi de peu par Chaos Engine (décembre 1993). Le jeu de tir Uridium 2 ne sortira que début 1994. L'éditeur System 3 propose la trilogie des Last Ninja, mais surtout Putty 2, la suite de l'hilarant jeu de plates-formes sorti l'année dernière sur Amiga. Sortie prévue début 1994. Chez Mirage, Rise Of The Robots est annoncé sur CD32. Il s'agit d'un jeu de combat en images de synthèse qui promet beaucoup ! Sortie annoncée en 1994. Microcosme de Psygnosis arrive, et il est tout aussi beau que la version PC. C'est un des produits les plus adaptés au format CD, avec des images de synthèse à couper le souffle. A noter également l'adaptation prochaine de Dracula, encore un jeu d'action CD très réussi. Chez Grandslam, Nick Faldo Golf arrive ! Comme vous pouvez le voir, cette version est bien plus belle que les versions Amiga ou PC qui sont sorties l'année dernière. ![]() Nick Faldo Golf Millennium va lancer Diggers (plates-formes), et d'autres produits arrivent, dont Morph, RoboCod (qui comporte un dessin animé d'introduction particulièrement sympathique), mais surtout James Pond 3, qui doit faire son apparition en novembre 1993. Chez Ocean, on fonce sur la CD32, avec Ça promet Chez Krisalis avec Soccer Kid, qui profitera d'une bande son encore meilleure que la version Amiga OCS, Sabre Team disposera de niveaux supplémentaires, alors que Manchester United Premier League Champions disposera de sons qui vous plongeront dans l'ambiance des stades de football. Chez Maxis, on prévoit SimCity, avec cette fois-ci plusieurs niveaux de zooms sur les décors. MicroProse envisage plusieurs produits, mais le seul assuré pour le moment est Civilization. Chez Team 17, les anciens succès comme Project X et Superfrog sont en cours d'adaptation pour CD32, alors que les nouveaux projets comme Body Blows Galactic et Alien Breed 2 seront disponibles sur la console de Commodore. ICE annonce qu'Akiro, basé sur le fameux dessin animé japonais, sera disponible en 1994 sur CD32. Vous imaginez ça ? Virgin Games prépare une version CD32 de Dune, très proche de la version CD-ROM PC. Ce qu'ils en pensent... Il nous paraissait normal de demander l'avis à des personnes impliquées dans le monde Amiga. Charles Cecil (directeur général de Revolution Software) L'Amiga est très important dans le coeur des développeurs européens. C'est une machine grâce à laquelle nous sommes entrés dans ce marché. Je suis heureux de constater que Commodore a enfin admis qu'il n'était pas un constructeur de PC et je souhaite voir la CD32 réussir. Comme nous développons sur PC puis convertissons sur Amiga, le microprocesseur plus rapide ainsi qu'une mémoire étendue fait de l'A1200 une bien meilleure machine pour tous les genres de programmes. Je considère que c'est une erreur de la part de Commodore de viser le marché des consoles et rivaliser avec Nintendo et Sega. C'est une machine très puissante en elle-même et qui devrait viser un public plus âgé connaissant déjà la marque. Ils devraient vendre en utilisant la réputation qu'ils ont obtenue plutôt que d'entrer dans un marché où les dépenses commerciales sont les seuls moyens de succès. David Miller (directeur commercial de Virgin Interactive Entertainment) Virgin Interactive Entertainement suivra l'évolution de l'Amiga 1200 et de la CD32 de très près. Nous soutenons de toutes nos forces l'Amiga cet hiver avec pas moins de cinq futurs succès disponibles bientôt. Michael Hayward (directeur commercial de Millennium). Commodore est un ingrédient vital pour l'avenir de Millennium. Nous soutenons la CD32 à 100% et même si nous aurons quelques produits sur l'Amiga 600, l'A1200 prendra de plus en plus de place dans nos projets. Commodore a parié son avenir sur la CD32 et il n'y a pas à être un génie pour se rendre compte que c'est la console la plus puissante du marché et s'il y a une machine qui doit marcher, c'est bien celle-là. Mark Mattocks (directeur commercial de Gremlin) Avec six titres Amiga ECS et Amiga AGA à paraître d'ici Noël 1993, je pense que nos intentions sur cette plate-forme sont claires. Nous sommes très confiants au sujet de l'extension de la base installée d'Amiga. Nous sommes l'un des petits éditeurs qui proposeront des logiciels CD32 en même temps que la sortie de la machine... Préparez-vous à voir débouler Zool, l'un de nos plus grands succès Amiga, sur la CD32 ! Mevlut Dinc (programmeur chez Vivid Image). Vivid Image soutient toujours la famille Amiga. Nous venons de terminer Second Samurai sur A500, prévu fin octobre 1993. Je pense que l'A1200 est une excellente machine et nous ferons une version spéciale A1200 de Second Samurai. J'étais au lancement de l'Amiga CD32 et c'est vraiment une bonne machine. J'espère énormément que notre industrie la soutiendra. Nous débuterons les développements sur CD32 avec Second Samurai pour bientôt. Andrew Hewson (directeur général de 21ST Century Entertainernent) Il y a de bonnes et de mauvaises nouvelles. Les bonnes sont le fait que la CD32 est la meilleure console de jeu sur le marché à l'heure actuelle et probablement pour les deux prochaines années. Les 256 couleurs, le lecteur CD double vitesse et les 2 Mo de mémoire sont une combinaison imbattable à ce prix. Que se passera-t-il ? Qui sait ? Mais un facteur sera décisif. L'Amiga a toujours été bien soutenu dans de nombreux pays européens, particulièrement en Allemagne, en Angleterre ou en Scandinavie. Si assez de clients optent pour cette machine, il se pourrait que Nintendo et Sega soient surpris. Et comme pour l'Amiga et l'Amiga 1200, si la CD32 marche, ils survivent, sinon oubliez-les. C'est aussi simple que ça. David Ward (PDG d'Ocean Software) L'Amiga CD32 est une excellente plate-forme pour les développeurs en offrant le meilleur en matière de graphismes, sons et capacité de stockage. Ce nouveau produit est destiné à un succès certain. Geoff Heath (PDG de Mindscape UK) C'est certainement la technologie la plus intéressante. Je suis sûr qu'avec le passé glorieux de Commodore, l'Amiga CD32 sera un incontestable succès. Tom Watson (directeur de Renegade) Nous pensons que la CD32 est la machine la plus intéressante lancée ces dernières années. La combinaison entre la puissance de la CD32, son prix très agressif et un soutien des éditeurs, lui donne toutes les chances de réussite pour 1994. ![]()
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